Toucher la Vie, c’est quoi ?

Si vous aussi, vous êtes à la recherche d’une approche qui va directement au but sans tourner en rond, et sans perdre de temps dans les méandres “New-Agiens” de la santé, du bien-être et du développement personnel où : “tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil”, cet article va certainement vous intéresser.

Inciter l’être humain à renouer avec la vie

Lotus

Il y a un peu plus de 20 ans lors d’un voyage au Japon, j’ai fais la rencontre d’un art corporel appelé Seitai grâce à un homme hors du commun : Imoto Kuniaki. M. Imoto est Docteur en médecine et maître de Seitai. Chaque jour il bataille avec coeur pour soigner et même sauver la vie de nombreuses personnes. Chose intéressante, il accomplit cela en ne se servant que de ses mains et de sa très profonde connaissance de la vie et du corps humain.

Pendant 11 années, j’ai eu l’honneur d’étudier l’art du changement et de la guérison aux côtés de ce grand maitre. Ce fut une période d’une très grande richesse, même s’il est vrai qu’étudier “à la japonaise” n’a pas été facile tous les jours. Endurance, soucis du détail, devoir et implication sans réserve, la culture japonaise demande un esprit d’engagement sans faille. Des valeurs que la vie moderne tend à éroder.
Après ces années d’études “à l’ancienne”, je suis parti faire le tour du monde. Ce qui m’a permis d’éprouver mes véritables compétences. Ce fut très stimulant de me retrouver loin de la protection du dojo et d’évaluer si j’avais réellement l’étoffe pour cette mission. Amérique du sud, Polynésie, Asie du sud est, j’aidais donc les personnes rencontrées au détour des chemins à se reconstruire ou, à prendre soin de leurs maux avec plus de facilité.

Imprégné de la culture japonaise, l’esprit façonné par les voyages, je revins m’installer en France pour pour me rendre compte d’un clivage. J’ai perçu une sorte de fracture dans l’esprit de la plupart des gens lancés dans des luttes contre la maladie et le “mal être”. Aujourd’hui encore, ce n’est pas évident à mettre en mots. C’est un peu comme si on avait fait de la guérison et du retour à la santé des évènements extérieurs sans rapport avec notre pouvoir personnel.

Responsabilité morale, sociale et spirituelle

Evidemment, ce n’est pas le cas de tout le monde. Il y a cependant dans la population une très forte volonté à agir “contre la maladie”, sans pour autant relier l’être humain à lui-même. C’est à dire : prendre la responsabilité de vivre comme un être entier et conscient. Dans tous les pays dits “en voie de développement” où je suis allé,  : la survie dépend de sa bonne volonté de chacun à mobiliser sa force pour agir et prendre sa destinée en main. Nombreux sont les endroits sur la planète où, si on ne se lève pas pour aller travailler tôt le matin, il n’y aura rien à manger sur la table le soir venu. C’est en voyant cela que j’ai compris que “Vivre pleinement est un devoir et une responsabilité morale, sociale et spirituelle.”

Responsabilité morale parce que, par ses comportements chacun inspire à sa façon l’entourage à évoluer, à se dépasser ou à s’affaiblir.

Responsabilité sociale parce que chaque être vivant est forcément lié à beaucoup plus que la communauté à laquelle il est directement rattaché. Par exemple, les vêtements que vous portez sont fabriqués avec des textiles venant d’autres régions du monde. Des inconnus à l’autre bout de la terre ont transpiré pour faire pousser le coton, d’autres ont travaillé des heures durants pour tisser, couper, assembler les tissus. D’autres ont pris en charge le transport jusque dans la boutique où vous les avez acheté. Il en va de même pour votre ordinateur, votre voiture, votre alimentation, etc.

Responsabilité spirituelle parce que le but de la vie sur terre n’est certainement pas de travailler comme des esclaves pour de l’argent, se soucier du week-end ou des vacances d’été, lutter contre la maladie, puis mourir. Apprendre, évoluer et nous élever mutuellement en vue de revenir ensemble au plan originel que la vie avait prévu en rêvant l’humanité me semblent bien plus passionnant.

Dans le domaine de la santé et du bien-être (mais pas seulement), nos esprits sont réduits à l’approche “symptomatologique”. C’est à dire : “J’ai tel problème, est-ce que vous avez un truc pour me soulager ?” “la méthode machin est-elle plus efficace que la méthode bidule ?” “Quand tel problème “surgit”, faites ceci ou faites cela.” “Protégez-vous avec telle pilule, ou prenez tel vaccin”, etc. Nous nous laissons conditionner pour des solutions, des remèdes, des trucs chimiques ou naturels, et évitons soigneusement de nous demander en quoi nous sommes concernés, jusque dans notre coeur ou dans notre âme, par les circonstances qui arrivent dans nos vies.

Quand tout va bien, tout le monde s’accorde pour dire que “la nature est bien faite”. Pourtant, on se soucie assez peu de développer notre bon sens en commençant, par exemple, par nous corriger nous-mêmes, en vérifiant si nous sommes en accord avec la nature qui nous entoure, et surtout avec celle qui nous est plus intime, à l’intérieur. Non. Quand il y a maladie, nous préférons rester à l’affut de solutions issues de la recherche scientifique, ou des principes dits naturels pour nous tirer d’affaire.

D’un autre côté, je trouve amusant de voir à quel point la médecine naturelle est devenue un prétexte pour rejeter les méthodes de la médecine moderne qui fait peur, tout en poursuivant le même comportement d’agitation et de fuite. Ce que la vie a à nous communiquer à travers la maladie n’intéresse plus grand monde. Vous devriez voir l’expression sur les visages quand je me permets de dire : quand vous vous enrhumez, réjouissez-vous !” C’est à croire que l’Être-Humain n’est plus sensible au pouvoir de la vie en lui, et préfère remettre sa destinée entre les mains d’un tiers ou d’une méthode, en espérant sans trop se l’avouer que le travail sera fait à sa place. Ce comportement souligne implicitement une certaine distorsion et un éloignement vis-à-vis du programme que la nature avait prévu à l’origine. Imperceptiblement, nous nous sommes éloignés de ce qui est juste et naturel, et ne savons plus l’identifier.

Du point de vue de l’évolution en rapport avec la nature et l’univers, ça n’a pas de sens. L’être humain est bien plus grand et plus fort qu’on veut le croire. Chacun a en lui un étonnant pouvoir qui fait battre son coeur, active ses cellules et lui confère la résilience nécessaire pour agir et se réaliser. Si nous perdons cela, nous perdons tout.

C’est vrai qu’en tant qu’adepte d’un courant de médecine naturelle, j’ai moi aussi arpenté ce chemin que je semble récrier aujourd’hui. Je ne critique personne. Cependant, en constatant l’état des lieux, j’ai ressenti comme une urgence la nécessité de changer ma base de fonctionnement. Plutôt qu’attacher les gens à une méthode et adhérer à une approche matérialiste et symptomatologique de la santé, il m’a semblé plus juste de partager une vision et une éducation grâce à laquelle vivre sainement, se remettre dans la vie et se connaitre dans son corps, offrent plus d’atouts pour le futur que réifier le vivant et lutter contre la maladie. C’est donc dans cet esprit que j’ai créé “Toucher la Vie”.

Sortir des sentiers battus

Après avoir passé des années à pratiquer la thérapie comme beaucoup, pensant que c’était la chose à faire, j’ai finalement rompu avec cette démarche. Je crois qu’il est temps pour ceux qui veulent changer leur vie et, le cas échéant, revenir à la santé, d’abord de s’accorder une pause, histoire de retrouver son souffle et de retrouver ses repères. Ensuite, il faudra stimuler notre vitalité jusqu’à retrouver de façon tangible et réaliste le pouvoir de la vie en nous. Non pour la dominer, mais plutôt pour retrouver grâce à elle notre point d’origine. Peut-être alors pourrons-nous reprendre la direction d’un avenir plus radieux.
Rompre avec la culture interventionniste pour se calmer et se recentrer est une étape qui me semble indispensable si nous voulons changer de direction sainement. Reste ensuite à mettre en place les attitudes nouvelles qui nous conviennent pour rester sur la voie du changement.

L’attention et le corps comme outils de changement

ecoutetoncorpsMJUn des aspects dont je me suis profondément imprégné quand j’étudiais à Tokyo, c’est le fait qu’on n’a pas besoin de connaissances théoriques pour pouvoir changer et améliorer sa vie ou sa santé. Tout tient dans l’idée suivante : “pour que le changement soit vrai, il faut que cela passe par le corps”. Au Japon, on apprend avec son corps. Pas avec sa tête.

Le fait que le changement passe par le corps plutôt que par le mental rend l'”expérience” vérifiable par tout un chacun, quelque soit la culture, la langue ou le niveau social. Toute personne qui prend son corps en mains pour répondre à ses besoins propres, sera surprise d’observer ceci : la vie n’attend que notre encouragement pour s’activer, se déployer et rétablir jusque dans les profondeurs, un espace intérieur propice au au changement de vie, au retour du bien-être et de la santé. “Stimuler et réveiller l’élan spontané de la vie” est la grande leçon que je tire de la culture japonaise.
Fort de ce point de vue, Toucher la vie poursuit un objectif double :

  1. Développer notre pouvoir d’attention ?Faire prendre conscience aux étudiants l’état réel de leur corps. Cela passe souvent par découvrir combien nous sommes endormis et peu à l’écoute de notre vitalité (sauf peut-être quand nous souffrons). Chacun est emmené à percevoir l’impact des comportements et des pensées inconscientes sur l’état et le fonctionnement général du corps. Certains sont surpris de découvrir à quel point ils sont dissociés corps et esprit. Il s’agit d’un travail d’observation que j’ai développé et baptisé le “Sentiment Corporel”. Non, ce n’est pas un travail sur les émotions.
  2. Prendre son corps en main ?Ensuite, il ne reste plus qu’à se plonger dans un processus d’ajustement visant à répondre aux besoins du corps, et à réveiller l’élan spontané de la Vie. Lorsque celle-ci est libre d’agir, elle tend naturellement vers l’amélioration et le bien-être. Cette phase est remplie grâce à ce qu’on appelle : les Taiso, ou éducatifs corporels.

Les taiso de Seitai forment une véritable “technologie” du mouvement ayant pour but de ramener le corps à l’état originel de fonctionnement que la nature avait prévu au départ. Lorsque le corps s’ajuste et se détend, il guérit, la vie change. C’est sa véritable nature. Malheureusement, la mouvance actuelle tant à nous faire oublier cela. D’où cette lutte sans fin où la santé est mise en opposition à la maladie, alors que l’un et l’autre font parties d’un processus naturel d’équilibrage compris dans une sphère plus vaste.

Renouer avec son corps, prendre sa destiné en main

En résumé, Toucher la Vie tend à se démarquer de la démarche courante : “maladie/remède” et poursuit à la place le but de remettre l’être humain dans la Vie et de vivre sainement. C’est une vision du monde qu’il faut apprendre à la base, comme une nouveau langage. Cela demande de nous éveiller à la capacité de retrouver la présence de la vie en soi, et d’agir en sa faveur en reprenant notre corps et notre destinée en main.

Bien entendu, les règles du Seitai traditionnel y sont respectées, n’en déplaise aux conservateurs. Cependant, je tiens à rester à distance de l’état d’esprit qui réduirait Toucher la Vie à une simple technique, et qui omettrait de prendre en compte les besoins et les messages inconscients que la Vie tente, tant bien que mal, de nous faire entendre à travers notre corps.
Se remettre dans la vie, vivre à l’écoute de son corps, identifier la présence et l’action de la vie, de telle sorte que nous percevons ses besoins et pouvons y répondre rapidement pour nous améliorer, est désormais une urgence. Cette étape devrait être enseignée longtemps avant d’apprendre à faire de la médecine. Mais la plupart des gens n’en sont pas conscients.

Si vous aimez cette vision du monde, les rencontres et ateliers “Toucher la Vie” vous aideront à faire un pas sûr dans cette direction. Inscrivez-votre email dans le formulaire ci-dessous pour savoir quand une prochaine activité aura lieu.

Vivez pleinement.

olivier Nesmon small blue

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