Chercher à se connaitre pour mieux guérir

Je me souviens. C’est un matin ordinaire. J’ai peu dormi, mais je me sens bien dans l’ensemble. Toutefois, je ressens une légère douleur à hauteur de fémur droit. Cela s’exprime par un muscle tendu qui fatigue. Ressentant cela, je me dispose et tourne mon attention vers la sensation. Il s’agit d’un tiraillement qui commence juste au-dessus du trochanter, et qui se propage sur un rayon de deux ou trois centimètres autour de la zone. Dans la culture du seitai que j’ai côtoyé à Tokyo, ce phénomène autour du fémur indique une «fatigue», ou un engourdissement du cœur, qui peut impliquer la santé des reins. Il ne s’agit pas d’une théorie, mais de quelque chose que je peux observer et reconnaître de l’intérieur. Cependant, je sens qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Je connais mon corps, et je sais où en est ma santé. Alors je classe la situation dans le registre : « manque de repos ».

Se mettre à l’écoute du corps

Immédiatement, une pensée surgit, comme pour me conforter : « de toute façon, je sais quel Taiso (technique d’ajustement corporel) peut me libérer de cette situation ». Pourtant, cette pensée ne me satisfait pas. La sensation de mon fémur m’invite à autre chose. C’est comme un appel à me mettre plus en lien avec mon corps. Je repousse l’idée d’intervenir pour un temps. Je comprends que mon corps me parle et veut mon attention. Alors je joue le jeu. Je m’ouvre et je me dispose à l’écouter.

Vouloir guérir sans tenir compte du message que le corps émet

Le fait de me lancer dans cette démarche me rappelle chaque fois qu’une personne me demande comment faire pour se soulager de tel problème, ou de telle douleur. S’il s’agit d’un étudiant, je le challenge toujours pour qu’il aille de lui-même à la rencontre du phénomène. S’il est bon de savoir prendre soin de son corps, ou de « guérir » ses maux, je crois tout aussi intéressant de s’ouvrir à l’idée que les inconforts du corps peuvent être chargés d’un sens particulier qui demande à être découvert. Dans mon cas, cela m’oblige à reconnaître que ce qui se passe dans mon corps me concerne directement. Il ne s’agit ni de fatalité, ni de malchance. À vrai dire, si je me place au pied du mur, et que je prends en main ma situation, je deviens responsable. Je me sens alors plus fort, plus libre, et en possession de mon pouvoir personnel. Je peux me concentrer sur mes ressources et répondre au besoin de mon corps, plutôt que lui imposer ma tyrannie. C’est à dire : « vouloir guérir sans tenir compte du message que le corps émet ». Le fait d’entrer dans cette posture me permet de me détendre, et de disposer d’une marge saine pour ne pas succomber à l’inquiétude ni à la peur.

La tyrannie de l’égo

Aussi, quand je vais à la rencontre d’un problème qui me concerne directement, je peux l’aborder d’une façon qui me permet d’accéder à mes profondeurs, afin de me découvrir et de mieux me connaître. Je prends conscience de mes blocages et de mes noeuds cachés. Je les reconnais, je les accepte, et j’apprends à changer. Certes, ce n’est pas toujours aisé, mais je  bénéficie d’une rencontre avec la partie cachée de mon être. Une rencontre qui m’enrichit et me fait grandir. Je trouve regrettable chaque fois qu’une personne ne désire que la solution à son problème, et ne veut rien savoir de ce qui la concerne. Elle rate ainsi l’occasion d’apprendre sur elle-même et de déployer sa vie. Au-delà de la peur de la maladie et de la souffrance, je perçois dans cette attitude une obstination quasi tyrannique de l’ego indocile. Je comprends ce comportement en apparence pas si grave. Toutefois, je me demande s’il rend véritablement service à la vie.

Cesser de lutter, et aller dans le sens de la vie

Ainsi, avant de tenter d’intervenir « contre » le problème, j’aime chercher  sa cause, et trouver quelle circonstance de ma vie a permis son apparition. Le processus est simple et prend souvent moins d’une minute. C’est alors que je peux reprendre mon corps en main en allant dans le sens de la vie, plutôt qu’entrer dans une lutte parfois difficile contre ce qui me dérange.

Le processus est simple et peut s’apprendre en une seule journée. J’en fais la démonstration dans des ateliers pratiques que j’anime au Québec et en Europe en petits groupes.

J’ai créé ces ateliers afin de contribuer à une meilleure connaissance de soi. Je veux aider les individus qui comme vous s’intéressent à vivre plus en lien avec eux-mêmes, à être bien dans leur corps et à retrouver leur autonomie.

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Olivier