Indigestions, crise de foie, crise de foi, crise de la quarantaine

Parmi les petites choses imprévues qui peuvent te gâcher une soirée, et même une nuit entière, vous nommerez peut-être les indigestions et autres intoxications alimentaires.

C’est un problème qui arrive souvent, et de façon récurrente, dans l’horizon de la 40aine. Ça ne concerne pas tout le monde, et certaines personnes sont plus touchées que d’autres.

Je ne saurais expliquer les raisons de ce phénomène à la façon de la médecine moderne, mais j’ai ma petite idée.
Pour avoir vécu ce phénomène pendant plus d’un an où je faisais une crise de foie presque tous les mois, et mettre posé de nombreuses questions à ce sujet, et sur moi-même, j’en ai déduit que la 40aine apparaissait comme une période charnière où l’expérience de Vie accumulée doit être digérée et transformée afin de mieux me tourner vers le futur.

Or, pour réussir mon orientation vers le futur de ma vie, je dois éliminer tous les comportements, toutes les addictions, toutes les croyances inadaptés qui me limitent, et les remplacer par autre chose de plus utile et de plus constructif. Mais pour que cela puisse se faire, je dois d’abord prendre conscience de ce qui doit être changé.
Personnellement, j’ai vécu ce phénomène un peu comme si, à un niveau inconscient, un tri spontané se faisait, entre les expériences et les savoirs utiles à conserver, et les expériences et les habitudes néfastes qui instaurent des limitations vis-à-vis de mon déploiement.

C’est là, je crois, qu’interviennent les différentes facettes de la personnalité et du caractère qui m’orientent vers des choix alimentaires ou vers des conflits relationnels indésirables. Ceci, non pour me faire souffrir, mais pour faire du signal de la douleur une injonction à prendre conscience de la toxicité de mes addictions, fussent-elles alimentaires, comportementales, ou relationnelles.

En soi, c’est très facile de se croire victime d’une intoxication ou d’un mauvais coup du sort. S’il s’agit d’une crise de foie, c’est tout aussi facile de s’en libérer. Il existe plein de trucs de grand-mères qui vont du vinaigre de pomme à l’argile blanc, en passant par le charbon, la prière, etc.

Si cela arrive à un de tes proches, mais que tu n’as rien sous la main pour aider, redresse la 9e vertèbre dorsale (D9). La technique est rapide. ce soulagement est quasi instantané, et la guérison est acquise dans les 30 mn.
Il y a longtemps, j’ai entendu parler du lien possible entre : crise de foie, et crise de foi (celle où le système de croyance joue un rôle déterminant dans mon plaisir d’être au monde et dans la qualité de mes relations).
Ce thème ne serait-il pas passionnant à explorer justement à la 40aine ?

Guérir, c’est bien. Mais il doit être clair que «guérir» sans apprendre sur soi-même ne change pas les schémas mentaux qui nous poussent vers les conflits et la douleur. C’est presque de la stupidité dans la mesure où le problème a toutes les chances de se répéter, puisque invité par nos addictions.

Certes, il faut bien maitriser la technique qui «guérit». Mais pour le long terme, je crois tout aussi utile de m’intéresser à la démarche qui me permet de me découvrir et de mieux connaitre mon univers intérieur, puique c’est à partir de ce dernier que s’élabore ma relation au monde et la structure de mes pensées.

Ainsi, que ce soit pour moi, ou au sujet d’un client, avant d’intervenir «contre» la maladie, je me demande toujours :
« Comment ce fait-il que je souffre de cette façon là ? Qu’est-ce que ça veut dire dans mon existence propre ? C’est quoi le sens ? A quoi ça se rattache ? »
C’est le premier pas vers une méthode de changement responsabilisante où, n’étant plus victime, j’entre finalement dans un art de vivre par lequel se relient mon corps et mon esprit, et où je peux reprendre les rennes de mon existence.

«Il n’y a pas de victime. Il n’y a que des apprentissages » nous dit Michelle Noël.

Si cette approche fait sens pour toi, je te montre comment faire tes premiers pas dans cette direction ce week-end sur les toits du monde. C’est en Estrie à 20 mn de Sherbrooke.

https://www.facebook.com/events/452655438418672/?ti=icl

Laisser les enfants rencontrer le monde façonne leur personnalité.

C’est arrivé quelques fois qu’on me dise que ma façon d’être avec mes enfants est cool, sympa, ou encore inspirante. Je n’en suis pas si sûr. Je croirais même le contraire. Peut-être parce que je suis aussi sévère avec moi-même que je suis exigeant avec eux, parfois trop peut-être.

Cependant, je crois profondément en leur pouvoir d’explorer, de découvrir, d’oser, et par le fait même, de se réaliser. Si certaines expériences prennent du temps à trouver le forme juste dans leur esprit, j’ai foi en leurs aptitudes humaines et en leur capacité à apprendre. C’est dans cette posture particulière que je m’ancre pour leur laisser une certaine marge d’autonomie, afin qu’ils fassent leurs propres expériences.

Bien que je ne le souhaite pas, j’accepte l’idée qu’ils pourraient se blesser ou être blessés. Ça fait partie de l’apprentissage d’être au monde. Ça sert notamment à façonner la personnalité, et cela enseigne à savoir filtrer les expériences désirables et indésirables. Je pense qu’ainsi, ils apprendront à anticiper et à se construire des ressources pour la vie adulte.

Je plaints les enfants dont les parents sont toujours sur leur dos, “attention ceci, attention cela”. Certes, en tant que parent on a peur qu’il arrive quelque chose à nos enfants. Mais si on ne laisse pas une marge réelle d’apprentissage dans la relation que l’enfant établit avec le monde, ne prend-on pas le risque de réduire la sphère dans laquelle il est supposé développer son instinct de survie et à la confiance en lui-même ?

Hier, j’ai vu un couple de parents promener leur petite fille attachée à une laisse. Un peu partout, je vois des parents courir, s’agiter et s’exclamer à haute voix dès que leur enfant fait le moindre mouvement. Dans ce contexte, l’ère (l’air) de développement de l’enfant est constamment agité et investit par l’agitation des parents trop préoccupés. Mais, se soucient-ils un instant des effets que peut avoir leur comportement sur le ki de l’enfant, sur sa psyché et sur sa perception du monde ? Ont-ils conscience de la façon dont ils conditionnent ainsi l’esprit de l’enfant qui découvre le monde et doit, dans une certaine mesure apprendre à y faire face ?

Arrivé à la quarantaine, j’ai eu plusieurs occasions de prendre conscience que les ressources dont je me servais spontanément pour gérer les problèmes et les difficultés de ma vie relevaient directement de mes expériences d’enfant ? J’ai pris le temps de revoir les situations, les contextes dans lesquels ces ressources se sont construites. J’ai revisité les ressentis et les systèmes de croyances que se sont instaurés en moi, les capacités et les incapacités qui en ont découlé.

Cette prise de conscience me sert aujourd’hui dans ma relation avec mes enfants. Je sais que je ne pourrai pas leur éviter certaines expériences douloureuses. C’est pourquoi je m’évertue à leur laisser une marge utile et nécessaire, afin qu’ils accèdent à la possibilité de faire leur expérience, d’apprendre, de se construire, et enfin de se sentir et de se savoir entiers. C’est ce dernier point qui m’a le plus manqué lorsque je suis entré dans la 40aine, et c’est ce qui manque de façon cuisante à beaucoup de gens qui arrivent à cet âge particulier où la raison peine à trouver la réponse à la question : ” qui suis-je ? ”

Découvrir mon podcast en ligne – https://soundcloud.com/toucherlavie