Comment utilisez votre physiologie pour orienter votre vie

Le mental est trop stimulé

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Si vous êtes normal(e), vous savez combien la vie est soumise à des pressions et à des stimulations quasi permanentes. Ces stimulations arrivent souvent avec des impressions d’urgence telles qu’elles ont le pouvoir de surcharger votre mental et de vous déstabiliser. Quand le mentale est en surcharge, il s’en suit des effets stressants qui vous détournent de votre chemin, et de votre capacité à vous épanouir.

Ces états de stress permanents vous déconnectent de votre intuition, et anéantissent les repères qui vous relient à votre corps, et à la vie en vous. Ignorer ces signes, c’est mettre en péril votre santé et l’équilibre de votre corps.

Des solutions qui ne marchent pas

Hyper stressés et préoccupés, la plupart des gens qui me consultent ne cherchent pas à savoir quels sont leurs véritables besoins. Cependant, ils veulent un résultat rapide. Beaucoup ont recherché parmi des techniques applicables « à-la-va-vite » et sans discernement, parce que c’est comme ça qu’on fait aujourd’hui.

Malheureusement, en agissant ainsi, ils ne tiennent pas compte de leurs particularités propres et courent le risque de « manquer le but ». Dans l’intention de reprendre la situation en mains, mon rôle consiste à les recadrer, et à les aiguiller vers  la part d’eux-mêmes qui invite le problème dans leur vie.

« Si votre âme n’a rien à gagner dans le changement tant désiré, votre satisfaction ne durera pas. Rapidement, vous serez de nouveau confronté(e) aux mêmes problèmes. »

Ecouter l’inconscientIMG_4698

Puisque le monde va vite et que vous n’avez pas de temps à perdre, il vous faut le moyen d’aller droit au but. C’est-à-dire  comprendre clairement ce qui ne va pas dans votre expérience en prétant attention aux messages que l’inconscient vous envoie en passant par le corps, ou par les circonstances de la vie. Ensuite il  faut répondre de façon adaptée, en fonction de vos besoins propres, sans dogme et sans conditionnement.

Mon propre vécu de la situation

Pendant près de 20 ans, j’ai eu la chance de côtoyer deux maitres. L’un était spécialiste du corps et de la guérison, l’autre spécialiste de la pensée et du changement. J’ai étudié avec beaucoup d’enthousiasme ces deux matières  qui se complétaient parfaitement,sans réellement trouver comment les unir sur un même plan.

Jusqu’au jour où je me suis retrouvé dans une situation très douloureuse qui m’avait complètement anéanti. Je vivais une séparation pénible où mes valeurs se retrouvaient soudainement chamboulées, et où mon coeur faillit se briser. Derrière la souffrance, je pouvais reconnaitre tous les signaux corporels de mon corps qui luttait pour respirer, alors que mon esprit semblait avoir perdu toute résilience.

Il fallait que je me ressaisisse au plus vite, mais j’avais perdu tous mes moyens. En dépit de l’incompréhension et de la douleur, je devais redevenir opérationnel sans tarder. Bien que je disposais d’outils intéressants pour réguler ce genre de problématique, quelque chose dans mon esprit s’était brisé et refusait de coopérer. Je n’avais plus de motivation. La seule chose qui pouvait encore me stimuler, c’était mon devoir envers ma mission. Je n’avais pas de blessure corporelle, et je n’étais pas « malade », mais mon esprit n’était plus mon allier et refusait de coopérer. J’ai du apprendre à agir autrement en laissant ma tête tranquille, et en passant par la physiologie. C’est-à-dire que j’ai du intervenir sur mon corps pour changer ma perception du drame.

Au début ce n’était pas facile. Je ne savais pas à quel résultat m’attendre.  J’ai d’abord utilisé une technique d’ajustement corporelle pour soulager mon coeur.  Mon thorax s’est détendu un peu, et je pouvais sentir mon espace intérieur se dénouer. J’ai continué ainsi pendant plusieurs jours pour constater que je devenais progressivement plus serein. En quelques jours la tristesse avait disparu, et en quelques semaines je n’avais plus de douleur. Finalement, j’ai tiré les apprentissages de cet évènement, et j’ai compris ma part de responsabilité dans ce qui m’était arrivé. J’avais élargi ma vision sur la vie. Je n’étais plus victime, et je pouvais laisser un jour nouveau poindre dans mon horizon.

Simplement en aidant mon corps à revenir à son état d’équilibre, j’avais découvert une façon douce et tout à fait naturelle de faire le deuil d’un amour perdu.

Mais ce n’est pas tout.  Afin d’être sûr que je ne m’étais pas leurré, j’ai travaillé ce principe avec de nombreuses personnes prises dans des situations de vie similaires ou très différentes. Chaque fois, nous avons constaté les mêmes résultats : Une libération de l’esprit lorsque le corps revenait à son état naturel d’équilibre. Cela s’est révélé vrai dans chaque situation. Qu’il s’agisse de questions de santé, de performance au travail, ou de plaisir de vivre.

J’en suis arrivé à la conclusion suivante :
Lorsque la vitalité revient en son centre, le corps et l’esprit se réharmonisent spontanément l’un par rapport à l’autre. C’est alors la vie toute entière qui retrouve le fonctionnement optimal prévu par la nature. Cela ne se fait pas toujours en un instant. Il faudra souvent persévérer jusqu’à ce qu’un nouveau dynamisme s’installe durablement.

Ceci m’emmène à ce concept  :

modern-pin-up-girlsFaire du problème, un levier pour changer

Votre corps est conçu pour guérir et s’améliorer. Votre cerveau est fait pour trouver des solutions et vous avez beaucoup plus de force que vous imaginez.

Plutôt que fuir une situation déplaisante, vouloir la contrôler, ou nier son sens en forçant le corps à guérir par exemple, accordez-vous un moment pour reconnaitre la présence du problème comme un fait. Puis utilisez ce fait comme levier vers la solution. Vous pouvez faire cela en utilisant votre corps pour reprogrammer votre perception et sortir de la problématique.

Maintenant, il ne suffit pas de le comprendre intellectuellement. Il il s’agit d’un chemin qu’il faut mettre en pratique le plus tôt possible.

Si vous craignez de pas savoir comment faire, de commettre des erreurs et de ne pas réussir, rejoignez-moi lors d’un atelier pratique.

Participer à un atelier est certainement la meilleure façon d’apprendre les techniques correctement afin de vivre l’expérience de la rencontre avec votre corps d’une façon qui vous éveillera.

En vous inscrivant ci-dessous, vous allez recevoir toutes nos réflexions originales comme celle-ci, des exercices  pratiques (en PDF, videos ou audio) à expérimenter chez-vous, ainsi que les dates de chaque nouvel atlier.

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Ki ! Qu’est-ce que c’est ?

Si vous êtes curieux de la culture de l’Orient et essayez de comprendre ce qu’est le « Ki » sans avoir de base sérieuse et fiable, vous risquez de faire les mêmes erreurs que la plupart des gens. Ce point de vue différent vous permettra de les éviter.

Ki ! Le point de vue limité de l’occident

KITrès souvent quand je demande aux participants d’un ateliers ce qu’ils savent ou comprennent à propos du Ki, il ressort une idée assez courante : « le Ki, c’est l’énergie, ou la force vitale ». C’est exact. Si vous ouvrez un dictionnaire japonais, la traduction pour le mot  Ki va dans ce sens. Cependant, le langage utilisé par la plupart des gens, ainsi que les exemples donnés soulignent, à de rares exceptions près, une compréhension limitée de ce qu’est cette « chose » qu’on appelle Ki. On se borne à l’idée populaire généralement admise, ce qui fait que dans la plupart des cas il n’y a pas de connaissance concrète, et donc utilisable dans la vie. Aujourd’hui, je vais tenter de clarifier et d’élargir la vision de mes lecteurs, en présentant d’abord un point de vue propre à la culture japonaise, ensuite en relatant de mémoire une conversation avec un expert en la matière.

La vision du vieux Japon

Passionné d’arts-martiaux et de culture japonaise, lorsque j’étais ado j’étais persuadé que les japonais vivaient immergés dans un univers de sagesse en aucune mesure avec ce que je vivais dans mon coin de France.

Lorsque je suis allé à Tokyo, j’ai souvent demandé à mes amis de me parler du Ki. Je fus surpris de découvrir combien il leur était difficile d’expliquer leur propre culture à un étranger, notamment en ce qui concerne le « Ki ». Notez que là-bas, ce mot est pourtant utilisé à tout bout de champ dans la vie quotidienne. « Genki » (ça va, aller bien), « kimochi » (agréable), « kehai » (avoir une impression), « yaruki » (la motivation), etc, sont quelques uns des nombreux mots composés avec la racine : « Ki ». Pourtant, quand il s’agit de l’expliquer, les japonais éprouvent la même difficulté que s’il devaient décrire le goût du blanc d’oeuf.

Finalement, c’est mon ami Hitoshi qui m’a mis sur la piste. il me dit qu’il se souvenait que sa grand mère lui disait parfois : « Ki ha Inochi » (le Ki, c’est la vie).
Il ajouta : « les mots composés avec la racine « Ki », mettent en évidence le fait de ressentir ou de percevoir quelque chose. « Genki » : Gen : la source, l’origine + Ki-, « Kimochi » : Ki + avoir, posséder, « Kehai » : Ki + convoyer, livrer. Tous ces mots indiquent qu’il y a une relation entre deux parties sensibles dotées de la faculté de percevoir et d’émettre une sensation, une émotion. Pour nous japonais, pour qu’il y ait KI, il faut qu’il y ait un échange ou au moins une relation. C’est à dire un contexte qui implique une notion de perception. Réciproquement, quand il y a relation, échange, perception, alors il y a Ki. »

Perception, relation, échange, voila qui m’éclaira beaucoup sur un aspect de la culture japonaise où se percevoir sans prononcer un mot apparait comme une forme de communication. Au Japon, on ressent plus qu’on ne parle avec les mots. Mais cela ne ne s’arrête pas là. Voici une autre idée intéressante.

Un lien entre les êtres vivants

Ainsi, pour les japonais Ki n’est pas limité à l’énergie. Il implique autre chose rattaché au fait de percevoir et qui concerne les êtres vivants. Continuons.
Gronder ou encourager un enfant, poser une main douce sur l’épaule de votre ami(e), flatter un animal de compagnie, sourire à quelqu’un ou parler aux plantes produit toujours quelque chose, une réaction. Même si ce n’est pas forcément identifiable dans l’immédiat. Cependant, si vous répétez l’expérience de façon prolongée, vous  pourrez observer des effets, tant sur le sujet lui-même, que dans la relation établie avec lui.  Maintenant, faite la même chose avec la souris de votre ordinateur, votre tablette, votre voiture, ou votre facture d’électricité. Il ne se passera rien, tout simplement parce qu’ils ne sont pas vivants. La seule relation possible dans ces circonstances sera avec vos émotions et vos propres pensées. 😉

Le Ki est mis en évidence par la perception mutuelle entre deux éléments distincts. Mais ce n’est pas tout. On peut aussi percevoir le Ki chaque fois qu’on établit une relation intérieure, que ce soit avec votre esprit (vos pensées, vos émotions) ou avec votre corps.

Ainsi, dans les arts comme le Seitai, on met l’emphase non pas sur l’énergie elle-même, (bien que sa présence soit indispensable), mais sur les dispositions que chacun peut adopter pour améliorer la qualité et l’intensité de la relation. On constate alors que plus  la relation est de qualité, plus elle produit un effet bienfaisant sur la vie qui se renforce et se dynamise.

Bref, au Japon d’un point de vue pratique, parler du Ki n’est pas vraiment intéressant. Ça n’apporte rien de plus à la compréhension. L’important, c’est de ressentir. Quand on prend les bonnes dispositions, le Ki (la Vie) se renforce.  Maintenant que vous comprenez cela, permettez-moi d’ouvrir une porte donnant sur un paysage que vous n’avez peut-être jamais soupçonné.

Qu’est-ce qu’un être humain

Il y a quelques années, lors d’un voyage en Europe, mon mentor, M. Imoto fut invité à rencontrer les membres d’une organisation spirituelle prônant les bienfaits de la méditation. Assis autour d’un très bon thé, dans une atmosphère feutrée et amicale, la responsable du centre posa à M. Imoto la question suivante :
« Dans notre institution, nous prônons la méditation dans le but de relier l’Homme à son âme et au monde supérieur divin. Selon votre connaissance du Seitai, qu’est-ce que l’âme et comment  envisagez-vous le rapport avec elle ? »

Peu porté sur la question spirituelle et aucunement intéressé par la religion, M. Imoto fut d’abord surpris par la question. Mais après une courte réflexion, il répondit ceci 😕 »L’univers tout entier est fait d’une substance originelle unique qu’au Japon nous appelons Ki. On peut dire en vous écoutant que Ki se rapproche de ce que vous appelez l’âme, ou énergie divine si cela vous convient mieux. On sait maintenant qu’en se concentrant fortement, cette substance ou énergie devient dense, et entre dans la matière sous la forme de particules élémentaires. On peut dire alors que les particules élémentaires c’est de l’âme très concentrée. Maintenant, cette énergie se concentre davantage et devient encore plus dense. Elle se manifeste alors sous la forme d’un atome. Un atome est donc du ki, ou de l’âme très très concentré. On sait qu’un atome contient une quantité d’énergie extraordinaire, n’est-ce pas ? Lorsque les atomes se concentrent entre eux, il deviennent des molécules. Une molécule, c’est donc de l’âme, ou du ki extrêmement concentré. Lorsque les molécules s’assemblent entre elles, on obtient une cellule. Une cellule est bien l’expression hyper concentrée d’âme. Des molécules assemblées donnent un tissus, puis un organe. Un organe est donc du ki, de l’âme hyper hyper concentré. Et lorsque les organes s’organisent et s’assemblent, on obtient alors un petit être humain. Alors, qu’est-ce qu’un être humain ? » La dame eu un sourire entendu à l’intention de M. Imoto. Je pense qu’elle avait apprécié sa façon de voir et d’expliquer les choses.
Personnellement ce que je tire de cette présentation, c’est le fait que le Ki est naturel en l’humain. Il est indissociable de la vie et de l’existence.

Ki accessible à tous ?

Ainsi, c’est correct de traduire Ki par « énergie » ou « énergie vitale ». Ce serait cependant réducteur d’en rester là. Etudier le Ki ouvre sur une dimension bien plus profonde qui permet d’accéder non seulement aux mécanismes du corps, mais aussi à l’intimité des être vivants.

Parler du Ki fascine et plonge souvent les gens dans l’imaginaire, rêvant peut-être à de pouvoirs « spéciaux » réservés à quelques initiés ou à un groupe ethnique particulier. Cependant, avoir un pouvoir remarquable n’est pas la finalité. Tout le monde peut expérimenter le Ki dans sa vie de tous les jours. Le ki est particulièrement perceptible entre deux amants se donnant la main, dans le regard d’une mère penchée sur son enfant, quand vous croisez le PDG de votre entreprise dans le couloir, dans la foule, quand un artiste entre sur scène, tandis que vous marchez dans un près, au bord de la mer ou dans une forêt, ou encore lorsque vous êtes en pleine introspection cherchant à percevoir les mécanismes de votre corps, votre souffle.

En somme, percevoir le Ki (consciemment ou non) est tout à fait naturel. C’est à la base du Seitai et du travail de Toucher la Vie. Certaines personnes développent ce talent par la pratique, d’autres le font naturellement. D’autres encore vivent « à côté » sans jamais s’en soucier. De grandes prières ou de longues méditations ne sont pas indispensables. Il vaut mieux prendre cela comme une façon méticuleuse de se disposer. En revanche, c’est inutile, voir déconseillé, d’invoquer des êtres invisibles « supérieurs » dans l’intention de faire passer le Ki ou de guérir une personne. Tout être humain a du Ki en lui. Utilisons donc cette faculté naturelle en restant des êtres simples qui bonifient la Vie.

Vous voici désormais avec une compréhension du Ki plus vaste et plus profonde que la plupart des gens. Vous pouvez alors faire un pas supplémentaire dans cette direction en vous inscrivant ci-dessous. Vous allez recevoir toutes nos réflexions originales comme celle-ci, ainsi  que des exercices  pratiques (en PDF, videos ou audio) pour expérimenter chez-vous.

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On entend souvent parler de centrage, d’équilibre, d’alignement ou de posture. Quand le temps vient d’appliquer ces idées pour vous-même, voici ce que vous devriez savoir et dont on ne parle jamais dans la plupart des formations sur le corps et le bien-être.

Sur les flots de la vie, votre corps est comme un navire

bateauLorsque je vivais en Polynésie, j’avais un ami marin. Il gagnait sa vie en réparant des bateaux sur le port de Papeete. C’était un artisan qui connaissait bien son métier. Comme habitation, je louais  son voilier sur lequel nous avions l’habitude de nous retrouver en fin de journée pour contempler les couchers de soleil. Sous le charme de cette beauté tropicale, en bon marin, il me racontait ses aventures en mer, les périls de la navigation et l’importance d’avoir un bateau fiable et bien entretenu. « En mer, ta survie dépend de ton bateau » disait-il. « Il faut en prendre soin. Un éclat de peinture sur la coque, les bouts, des haubans détendus, la voilure, tout doit être remis en état le plus rapidement possible. La moindre négligence peut être fatale ».

Je fus interpelé de découvrir combien les analogies entre navigation et Seitai sont nombreuses. Par exemple, le mât d’un voiler n’est jamais placé au hasard. Sa hauteur et la façon dont il est fixé à la coque non plus. Il doit être en parfaite coordination avec le centre de la coque et la quille. La masse de la quille accentue le centre gravité du bateau et sert de contre poids afin de toujours maintenir l’embarcation à flot. Je ne crois pas qu’un architecte naval s’aventurerait à placer la quille en haut du mat. Le bateau se coucherait immédiatement sur le côté et coulerait certainement. Ce serait un désastre.

En ce qui concerne l’être humain, c’est la même chose :
Le bateau, c’est votre corps. La coque représente votre bassin, le mât, votre colonne vertébrale, les voiles, les poumons, les haubans, vos muscles, et la quille, votre centre de gravité concrétisé par la force dans votre ventre. Ce dernier point est peut-être moins aisé à comprendre et mérite de s’y attarder un peu.

Votre centre est votre force de vivre

Dans l’ancien Japon, on localisait la force de vivre de l’être humain dans le fond du ventre. C’est d’ailleurs pour cette raison que les samouraï se tranchaient le ventre lors du suicide rituel appelé « seppuku » (setsu : couper, et fuku : le ventre). Ainsi, on était certain qu’ils ne survivraient pas. Par ailleurs, la vie se porte dans le ventre, ce que vous mangez est digéré dans le ventre. Beaucoup d’émotions sont  ressenties dans le ventre, comme la peur, la colère, l’angoisse, etc. Dans le Japon d’autrefois, le ventre était reconnu comme le siège de la force de vivre, et donc de la volonté et de l’action. Aujourd’hui encore, un ventre plein de vitalité est le garant d’une bonne santé et d’une certaine facilité à traverser les difficultés de la vie, comme un bateau bien conçu va sur l’océan.

En haut du mat des bateaux d’autrefois, il y a avait la vigie. Poste à partir duquel un membre de l’équipage observait le lointain à l’affut d’un ennemi potentiel, d’un bas-fond ou de la terre. C’est connu : plus on monte haut, plus on voit loin. De nos jours, la vigie est remplacée par les antennes de transmission, mais la fonction est la même. Dans le corps humain, c’est quasiment pareil. En haut de la colonne vertébrale il y a la tête qui permet entre autre, de scruter l’environnement, de dresser des plans et de nous projeter dans le futur. Toutefois, c’est la force dans le ventre qui permet d’agir. Le cerveau seul ne le peut pas.

Maintenant que vous avez compris l’analogie entre navigation marine et corps humain, le point suivant sera plus facile à comprendre.

Le centre de gravité de l’Homme moderne n’est plus en place

Si vous avez compris la fonction de la quille, de la coque et du mat, vous comprenez aisément que placer la quille en haut du mat rendrait la navigation impossible et dangereuse. De même que la quille d’un bateau se trouve sous la coque, la force de vivre des êtres humains se trouve dans le fond du ventre. Cette condition confère au corps et à l’esprit, équilibre, résilience, pouvoir d’action et capacité de réalisation dans un environnement toujours en mouvement. Alors, qu’est-ce qui ne va pas ?

Notre espèce est fière de son « intelligence » et de la supériorité qui lui vient du développement de son cerveau. De fait, nous avons évolué dans la sphère du mental. Nous vivons depuis longtemps dans une civilisation ou l’usage du mental est en permanence stimulé à l’extrême. Or comme un ordinateur, notre cerveau est un grand consommateur d’énergie. Plus nous le stimulons, plus il consomme d’énergie vitale. Avez-vous remarqué comme vous pouvez être fatigué(e) quand vous pensez trop ? Si vous persistez sur cette voie, la force dans votre ventre s’affaiblit et décroit. Puisque nous prenons pour acquis que penser est le propre de l’Homme, on ne se rend pas compte des effets sur la vitalité. Cependant, le phénomène est facilement observable chez les personnes en dépression qui, n’ayant plus de force dans le ventre n’arrivent plus à mobiliser leur volonté efficacement. La volonté n’est pas dans la tête, mais dans le ventre.

Trop stimuler le cerveau notamment par le stress au travail, les études, par les nuisances sonores, le bavardage, la télévision, les mauvaises nouvelles, ressasser des idées noires, vivre dans sa tête, etc, fait monter l’énergie vitale à la tête. La respiration ne pénètre plus dans les profondeurs du corps. Résultat : la vitalité associée à notre centre de gravité naturel migre progressivement vers le thorax, les épaules et la tête et nous vivons une inversion de l’équilibre.  En tant qu’espèce, nous devenons mentalement très performants, capables d’inventer des concepts et des technologies hautement perfectionnés. Mais dans le même temps, des aptitudes aussi simples que suivre son instinct, s’ouvrir à l’intuition, ne sont plus possible sans subir le parasitage du mental. On doute, on a peur, on n’ose pas, on se dévalorise. Ou alors, nous ne savons plus prendre de décision, nous affirmer ou nous défendre. Nous sommes frustrés quand nous n’arrivons pas à nos fins, ou quand nous constatons que nous avons fait un mauvais choix, autre preuve que notre énergie vitale s’amenuise et que notre navire n’est plus en équilibre. Pourtant à l’origine, suivre son intuition ne demande aucun effort. C’est comme de sentir venir la vague quand on surfe. Ça ne se réfléchit pas, ça se sent. La volonté n’est pas dans la tête. Elle est dans le ventre. Les animaux sauvages le savent mieux que nous. Nous vivons avec la quille dans la tête et nous trouvons cela très bien. Je me demande ce qu’un samouraï de l’ancien temps ou un soldats de Sparte penserait de notre force de vivre.

Un être humain en bonne santé est fort dans son ventre et n’a pas besoin de penser plus que de nécessaire. Il traverse la vie comme un bon bateau fend la mer. Il danse au gré de l’onde, mais garde son aplomb et son cap vers sa destination (réalisation). La volonté n’est pas dans la tête, mais dans le ventre.

Si ce point est trop abstrait pour vous, rejoignez-moi à un atelier ou une retraite. Je me ferais un plaisir de vous le démontrer. Mais je dois continuer parce que ça ne s’arrête pas là. Voici ce que vous devez savoir d’autre.

Centrage et décentrage. Les effets sur votre qualité de vie

Ainsi, bien vivre, savoir se tenir, se réaliser dans la vie n’est plus simplement une question de posture, d’alignement ou d’intelligence. C’est aussi et surtout une question d’énergie. Or quand votre corps manque d’énergie dans son centre, vous avez plus difficilement accès à vos ressources, ou ne savez pas en faire usage. vous lever, agir, penser, vous exprimer, vous affirmer, prendre votre place semble impossible. La vie paraît difficile.  L’absence de force dans votre ventre altère votre perception de la vie. vous êtes plus réceptifs ou (fragile face) aux énergies négatives que vous semblez attirer comme un aimant. Ça vous épuise et ruine davantage votre énergie vitale. Guérir de maladie et de blessures est plus long.

En revanche, quand votre corps tient sa vitalité comme la nature l’a prévu à l’origine, vos ressources sont spontanément accessibles. C’est facile alors de penser et d’agir en même temps. Vous atteignez facilement vos objectifs, et si ce n’est pas le cas, vous rebondissez rapidement. Quand vous êtes malade, votre corps tend de lui-même vers le changement et la guérison. La vie parait facile et vous êtes confiant(e).

La perception que chacun à de la vie est égale à la force qu’il a dans le ventre.

Conclusion

Ainsi, le corps est comme un navire qui, s’il est bien ordonné, s’organisera toujours pour revenir à l’équilibre. Entretenir la force de votre ventre est sans aucun doute plus intéressant que courir après la santé ou corriger la posture par des moyens externes. Ça peut marcher, mais c’est différent.

Le corps est conçu pour changer et s’améliorer. La nature est faite ainsi. Alors mettez cela en application et vous redécouvrirez certainement que vivre est un plaisir spontané latent en chacun.

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