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Lors de mon dernier séjour chez Olivier, à Baie des Sables, celui-ci m’a fait pratiquer ce qu’il appelle « l’écoute du dos ». Il m’a incitée à observer un endroit de son dos qui le gênait depuis un moment. L’examen de son dos a attiré mon attention sur une vertèbre en particulier : la quatrième dorsale. Proche de la vertèbre, un chemin se dessinait guidant ma main vers un creux au fond duquel se trouvait un « Koketsu » (durillon). Caché en profondeur, Olivier a insisté pour que je saisisse ce « Koketsu ». Y parvenir m’a demandé beaucoup d’ajustement et d’attention. Lorsque j’ai enfin réussi à le toucher, j’ai appliqué Doki jusqu’à ce que je sente un changement dans le corps d’Olivier.
Avant d’expérimenter cette technique, j’avais examiné avec mes mains plusieurs caractéristiques du corps d’Olivier, notamment l’état de son ventre, de ses chevilles, la souplesse de ses pieds et de ses jambes. À la suite de cette petite technique sur le dos, j’ai de nouveau examiné les repères que j’avais pris auparavant. J’ai découvert un changement évident sur chacun d’eux. Les parties qui semblaient raides avaient fait place à la douceur, la souplesse, la résilience. L’équilibre et la texture globale de son corps paraissaient différentes. J’ai été épatée de voir comment avec une seule technique appliquée sur un seul point du corps, on pouvait avoir un impact aussi profond sur toute l’étendue du corps.
Peu après l’entraînement, Olivier me confia qu’il sentait une détente traverser tout son côté gauche, de l’épaule jusqu’au pied. Ce qui m’a frappée c’est qu’environ une demi heure plus tard, il a eu une petite fièvre dans toute la hauteur de son corps, mais, chose étonnante, seulement sur son côté gauche. La peau était moite et de son poignet se dégageait une forte chaleur. Le corps détendu retrouvait sa capacité naturelle de se rajuster! Wow ! J’ai vraiment senti ce qu’est le seitai. Trouver la source, un seul endroit qui servira de levier pour changer le corps au complet.
J’ai eu la preuve qu’il faut observer le corps dans son entier. Il nous semble à tous évident qu’une plante installée dans une bonne terre fertile, arrosée régulièrement, jouissant de l’attention de son propriétaire, mais qui ne recevant pas suffisamment de lumière finira par dépérir. Si un seul élément essentiel à sa vie est absent, on aura beau la déplacer ou la changer de pot, elle restera en mauvais état. Nous oublions souvent que notre corps est régi selon les mêmes lois que celles de la nature ; si une partie de notre corps est engourdie, tendue, elle devient absente et provoque une série de malaises qui finissent par nous affaiblir. Lorsque cela se produit, c’est tout un art de trouver LA clé qui pourra tout changer.
Personnellement, ça me touche de travailler dans le même sens que la nature, en accord avec la vie. La vie s’exprime autant dans la nature qui nous entoure, que dans notre corps. C’est ce que je trouve génial à travers cet art du seitai que je pratique; ça me permet de me centrer sur l’essentiel. Pour moi, c’est ce qui donne tout son sens à la vie!
Sophie de la Brosse
Tags: bien-être, corps, détente, massage, Santé, Seitai, source, taiso, therapie manuelle, vie
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Désolé pour l’entrée en matière un peu “Rock ‘n Roll”, je n’ai pas pu résister.
Jeudi soir, j’ai fait une présentation devant les membres du Yoseikan Budo de Rimouski sur le thème : Comment intégrer le Seitai dans la pratique des arts-martiaux. L’événement était organisé par Sylvain Saint-Pierre, pour une audience d’une trentaine de personnes, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes.
J’ai présenté les bases du seitai indispensables pour développer, ou entretenir, une bonne pratique sportive. Même s’il n’est pas nécessaire d’avoir le savoir d’un médecin ou d’un kiné pour faire du sport, il est cependant très utile de connaître les règles du “corps juste” pour qui recherche la mobilité, l’efficacité et l’excellence, tant dans la pratique martiale, que dans la vie quotidienne.
Voici un extrait de la présentation de jeudi. Elle donne un petit aperçu de la vision du Seitai, et vous guidera dans un petit exercice très simple grâce au quel vous comprendrez le dernier article de Sophie posté hier (c’est ici). Peut-être même découvrirez-vous quelque chose à votre propre sujet, même si vous ne faites pas d’arts-martiaux. Voyez la vidéo, puis laissez un commentaire.
Vivez pleinement.Olivier
Tags: aikido, arts-martiaux, bien-être, judo, junbi undo, karate, kendo, kung-fu, Santé, Seitai, sport, taiso, yoseikan budo
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Lorsque que j’ai commencé à pratiquer le seitai, j’entendais souvent parler de l’importance de la cambrure, de la souplesse dans les hanches et de la force dans le bas du ventre. J’entendais également des phrases comme «le corps a tout ce qu’il faut pour retrouver la santé et vivre une vie épanouissante», ou «on peut tout à fait traverser les épreuves qu’on rencontre au cours de notre vie de façon sereine, si on est fort dans notre bas-ventre». Évidemment, ça m’attirait, mais je me disais «je veux bien, mais je ne crois pas que ce soit possible pour moi».
Lors de mon premier stage avec Olivier, je l’ai entendu affirmer: «La guérison, ça passe par le corps, on n’a pas besoin de réfléchir» Et vlan! Si j’avais extériorisé ma pensée, les gens autour m’auraient vu sauter d’au moins un mètre de haut, me lever et sortir en claquant la porte. Ma timidité et ma curiosité ont fait que je suis restée assise. Je ne pouvais croire que tout le temps passé et l’argent dépensé à m’analyser, à comprendre le pourquoi et le comment de mon passé, de mes comportements étaient remis en question. D’autant plus que j’étais devenue très compétente dans ce domaine!
Pourtant, même avec cette compétence, je souffrais. Mon corps était pour moi une chose abstraite, avec laquelle je devais me battre car j’avais mal partout en dedans. C’est en réalisant que ma façon de percevoir la vie changeait au fur et à mesure que mon corps se transformait, que j’ai commencé à saisir. Avec la pratique des exercices de seitai (taisôs), mon corps a commencé à se disposer autrement, prenant le dessus sur mon mental bruyant. J’ai ressenti un bien-être instantané dès que j’ai commencé à pratiquer. C’est ce qui m’a incité à continuer. Ce n’était plus une philosophie mais une réalité palpable. Une partie de moi doutait encore. C’était trop simple. Pourtant, tout mon corps disait oui.
J’ai réalisé que mon mental avait pris toute la place. Vivre pour moi était devenu attendre, dans une inquiétude insupportable, qu’arrive un coup dur que je n’aurais pas la force de surmonter. J’étais en «stand by». Moi qui était complètement paralysée par la peur, je me suis rendue compte que de retrouver ma cambrure m’apportait une envie de vivre que je n’avais pas senti depuis très longtemps. En ressentant un espace confortable dans mon ventre et de la souplesse dans mon corps, j’ai aussi retrouvé des sensations agréables dans celui-ci. J’ai réalisé combien je me coupais de tout plaisir, de toutes réalisations, et que tous mes rêves étaient complètement étouffés. Je me coupais de qui je suis vraiment. Cette séparation était la source de ma souffrance.
Bien sûr, c’est un chemin qui se construit peu à peu. D’avoir fait quelques pas déjà, me redonne une sensation de vie qui circule en moi. Ce chemin me fait découvrir la vie de façon tellement savoureuse que j’ai envie d’aller plus loin. Ma vie est belle depuis que j’arrive à la sentir de l’intérieur. La vie que je désire vivre prend place autour de moi exactement de la même façon dont je la sens s’installer en moi.
Ça m’aura pris presque deux ans avant d’affirmer, hors de tous doutes, que la guérison passe par le corps sans avoir besoin de réfléchir. La seule chose qui me permet d’en être aussi certaine est d’en voir fait l’expérience, tout simplement!
Sophie de la Brosse
Tags: corps, Santé, Seitai, taiso, vie
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Lundi dernier, mon fils de 8 mois et demi tentait tant bien que mal de trouver son équilibre entre la position à quatre pattes et la position assise. Comme ça arrive souvent aux jeunes enfants de son âge, il a malencontreusement manqué sa transition et est tombé face la première sur le “pas très doux“ plancher du salon.
Je ne pense pas qu’il se soit fait bien mal, mais comme tout enfant qui découvre brutalement la pesanteur, le contact soudain du plancher contre son nez a déclenché chez lui un cris de détresse qui m’a pratiquement éjecté de mon siège. Ils sont forts les enfants quand même.
Tandis que je me précipitais pour ramasser mon petit bonhomme, je heurtai le coin du sofa avec mon pied droit. Plus préoccupé par mon fiston que par moi-même, sur le coup, je n’ai pas eu mal. Cependant, un peu plus tard dans la journée, la douleur s’est affirmée dans mon petit orteil. Après vérification, comme il n’y avait rien de cassé, je ne me suis pas inquiété. Cependant, je suis un peu comme ce moine Zen qui, après avoir heurté une pierre avec son pied se demande : “quelle est donc la source de cette douleur ?“ Ainsi, avec calme et détachement, je suis allé chercher en moi ce qui avait bien pu déclencher ce petit accident anodin.
Tandis que j’observais intérieurement, je pouvais percevoir que la douleur commençait dans mon petit orteil, et suivait un trajet très précis qui remontait en direction de mon bassin et de mes hanches. Je pouvais sentir comme un très léger, presque imperceptible, engourdissement dans une vertèbre en bas de mon dos : la 4e lombaire pour être précis.
C’est ainsi que me revint à l’esprit une leçon que Imoto Sensei avait donné au temps où le dojo de Seitai était encore installé dans le quartier de Harajuku.
Pour faire simple, il disait que la structure du corps humain n’est pas figée. Avec une observation fine, on peut percevoir que même le squelette se transforme au fil des jours et des saisons. Des zones réputées solides, comme le crâne ou le bassin, sont bien plus animées qu’on imagine.
Voici ce que disait Imoto Sensei :
- Quand vient le printemps, les jours se rallongent, la lumière du jour augmente, il y a des écarts de températures un peu plus marqués. Même le fond de l’air change. Certains ont les sens assez fins pour reconnaître une odeur printanière, malgré la neige et le froid. Même si vous ne vous en rendez pas compte consciemment, votre corps perçoit tous ces micro-changements. Il sait avant terme que le printemps s’en vient, et s’apprête à quelques transformations.
Quand arrive le printemps, on aime respirer à plein poumons, profiter des premiers rayons de soleil à la terrasse d’un café. On jette écharpes et chandails pour s’habiller en manche courte, et on retrouve le sourire. Mais je ne parle pas de ces changements là. Ceux là sont d’un ordre conscient. Les changements que je veux vous montrer sont d’un autre ordre. Il faut “toucher la vie” pour bien les comprendre.
Aux premiers signes du printemps, le corps se relâche dans le bas du dos, spécifiquement à hauteur de la 4e vertèbre lombaire. Dans la plupart des cas, cela ne dure que quelques jours, mais cela a pour effet de changer l’équilibre du bassin qui subit comme un mouvement de bascule presque imperceptible. Dans cette situation, beaucoup de gens se sentent fatigués quand le printemps arrive. Leur sommeil est agité, peu réparateur, et ils ont du mal à émerger le matin, notamment s’ils ont le coeur et les poumons fatigués.
Le changement du bassin est imperceptible à l’oeil nu, mais il est suffisamment important pour affecter profondément l’ensemble du corps. Parmi les nombreux phénomènes qui se présentent en cette saison, les jambes (qui sont le prolongement du bassin) ont tendance à sortir de leur axe. C’est un peu comme si, pendant quelques jours, le corps perdait la notion de son propre gabarit. Du coup, c’est très fréquent de voir des gens se heurter le pied en marchant. Ainsi, les luxations et fractures du petit orteil sont plus fréquentes au printemps. Ça fait beaucoup rire ceux qui ignorent ce fait, mais il est bien réel.“
Bien entendu, ce genre d’incident n’est pas exclusif au printemps. C’est alors très intéressant d’observer l’état du bassin et des vertèbres lombaires des personnes concernées. Dans quasiment tous les cas, on peut observer que cette région du corps est engourdie, voir raide. Cette condition gêne la bonne coordination entre les hanches et les jambes.
Les signes de l’arrivée du printemps sont nombreux pour qui s’intéresse à toucher le corps pour comprendre la vie et la santé. Je ne peux les énumérer tous ici. Sachez simplement que le rhume, la fièvre, le fait de se mordre la lèvre (ou la langue) en mangeant, les yeux qui piquent et le rhume des foins en font partie. Si vous vous sentez concerné(e) par ma description plus haut, ne vous faites pas de soucis. Cela signifie simplement que le printemps entre et prend sa place en vous. N’ayez crainte, c’est la vie. C’est naturel. Le fait de résister ou de lutter contre ce phénomène crée plus de problèmes qu’il n’en résout.
Imoto Sensei conseillait un exercice appelé “Kotsuban-Taisô” pendant les 2 ou 3 jours où vous reconnaissez les signes avant coureurs du printemps en vous. Cet exercice corporel ne demande pas plus de 4 minutes, et suffit pour permettre au corps de bien “recevoir le printemps”. Un animateur Taisô ou à un praticien de Seitai compétent saura vous montrer cet exercice en un rien de temps. Sinon, contactez-moi. Nous trouverons toujours une solution.
Vivez en paix.
Olivier
Tags: allergie au pollen, allergie du printemps, entorse, luxation, maladies du printemps, rhume des foins, Seitai, taiso
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