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Ouf, ça y est c’est fini !

Après 3 semaines d’entraînement intensif à la marche, au spinning, aux arts-martiaux, au Seitai et à la « bonne bouffe », Le camps de santé Globale est terminé.
Au total, 12 jeunes de 10 à 15 ans, garçons et filles, se sont retrouvés au Cap à l’Orignal de le parc du Bic, pour vivre un vrai « marathon remise en forme, estime de soi et perte de poids ». 21 jours pour remplacer de mauvaises habitudes par d’autres meilleures, c’est court. Et pourtant, Le camp d’été s’est révélé un véritable succès.

186 livres (84Kg). C’est le poids total qui a été perdu par le groupe en 3 semaines. Belle performance. Mais n’allez pas imaginer que cela ne s’est pas fait facilement. Certains sont passés par toutes les étapes du découragement. Le doute, la révolte et je crois même le désespoir. Pourtant, aucun n’a abandonné. Ils se sont même serrés les coudes dans les moments difficiles, et se sont comme formés une nouvelle famille. C’était beau à voir. Si vous les aviez pu les voir, en fin de séjour avec leur tour de taille amincie et leur posture bien droite et ajustée. Tous fiers d’être allés jusqu’au bout et d’avoir remporté le challenge. Bravo à tous.
Pour ceux que cela intéresse, un DVD de promotion va bientôt sortir. On pourra y voir l’ensemble du programme que les jeunes ont suivi, les épreuves qu’ils ont traversé, les prises de conscience et l’esprit de camaraderie qui en est ressorti.

Après la fermeture, claude Bellavance, le fondateur du Camp de Santé Globale, nous a soumis l’idée de renouveler l’expérience, mais pour les adultes cette fois, à la fin de l’été. S’il y a des intéressé(e)s contactez Louis-Marie Bédard : 1-800-374-2738, et visitez le site de Santé Globale

Je vous retrouve après le week-end pour des informations sur le Seitai cette fois-ci.

Vivez pleinement

Olivier

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Lors de mon dernier séjour chez Olivier, à Baie des Sables, celui-ci m’a fait pratiquer ce qu’il appelle « l’écoute du dos ». Il m’a incitée à observer un endroit de son dos qui le gênait depuis un moment. L’examen de son dos a attiré mon attention sur une vertèbre en particulier : la quatrième dorsale. Proche de la vertèbre, un chemin se dessinait guidant ma main vers un creux au fond duquel se trouvait un « Koketsu » (durillon). Caché en profondeur, Olivier a insisté pour que je saisisse ce « Koketsu ». Y parvenir m’a demandé beaucoup d’ajustement et d’attention.  Lorsque j’ai enfin réussi à le toucher, j’ai appliqué Doki jusqu’à ce que je sente un changement dans le corps d’Olivier.

Avant d’expérimenter cette technique, j’avais examiné avec mes mains plusieurs caractéristiques du corps d’Olivier, notamment l’état de son ventre, de ses chevilles, la souplesse de ses pieds et de ses jambes. À la suite de cette petite technique sur le dos, j’ai de nouveau examiné les repères que j’avais pris auparavant. J’ai découvert un changement évident sur chacun d’eux. Les parties qui semblaient raides avaient fait place à la douceur, la souplesse, la résilience. L’équilibre et la texture globale de son corps paraissaient différentes. J’ai été épatée de voir comment avec une seule technique appliquée sur un seul point du corps, on pouvait avoir un impact aussi profond sur toute l’étendue du corps.

Peu après l’entraînement, Olivier me confia qu’il sentait une détente traverser tout son côté gauche, de l’épaule jusqu’au pied. Ce qui m’a frappée c’est qu’environ une demi heure plus tard, il a eu une petite fièvre dans toute la hauteur de son corps, mais, chose étonnante, seulement sur son côté gauche. La peau était moite et de son poignet se dégageait une forte chaleur. Le corps détendu retrouvait sa capacité naturelle de se rajuster! Wow ! J’ai vraiment senti ce qu’est le seitai. Trouver la source, un seul endroit qui servira de levier pour changer le corps au complet.

J’ai eu la preuve qu’il faut observer le corps dans son entier. Il nous semble à tous évident qu’une plante installée dans une bonne terre fertile, arrosée régulièrement, jouissant de l’attention de son propriétaire, mais qui ne recevant pas suffisamment de lumière finira par dépérir. Si un seul élément essentiel à sa vie est absent, on aura beau la déplacer ou la changer de pot, elle restera en mauvais état. Nous oublions souvent que notre corps est régi selon les mêmes lois que celles de la nature ; si une partie de notre corps est engourdie, tendue, elle devient absente et provoque une série de malaises qui finissent par nous affaiblir. Lorsque cela se produit, c’est tout un art de trouver LA clé qui pourra tout changer.

Personnellement, ça me touche de travailler dans le même sens que la nature, en accord avec la vie. La vie s’exprime autant dans la nature qui nous entoure, que dans notre corps. C’est ce que je trouve génial à travers cet art du seitai que je pratique; ça me permet de me centrer sur l’essentiel. Pour moi, c’est ce qui donne tout son sens à la vie!

Sophie de la Brosse

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Cet après midi, je marchais tranquillement dans la campagne sous une petite pluie printanière. C’était apaisant de voir les derniers bancs de neige disparaître lentement sous cette pluie douce, tandis que la terre humide libérait des odeurs végétales. De multiples façons, ces signes de l’avancée du printemps, font du bien à l’âme autant qu’à notre corps.

Vagabondant sans but à quelques pas de la forêt, je sentais l’air humide chargé de l’odeur de la terre et du vieux foins libéré de son manteau de neige. Les yeux fermés, je fis quelques pas dans l’herbe mouillée. L’air riche et frais ravivait mes poumons et ramenait à mon esprit quelques mémoires perdues dans la course du temps. Puis, ouvrant de nouveau les yeux, je distinguais les jeunes pousses d’herbe à la tige encore blanche annoncer le retour des fleurs et des abeilles. Tout près, les oiseaux ajoutaient leur voie au son de la pluie. La nature convoyaient à mes sens une belle harmonie de senteurs, d’air frais, de couleurs et de sons. Cela changeait tout en moi et me rendait serein.

De retour vers la maison, je me sentais léger. Mes hanches s’étaient détendues et mon dos redressé. La lumière du jour semblait plus claire malgré les nuages et la pluie. Ça ne prit qu’un instant pour reconnaître qu’en chatouillant mes sens, la nature invitait mon corps à sourire lui aussi. Je crois que c’est ainsi que l’énergie de la terre alimente l’âme de ses hôtes passants.

Avec le printemps, notamment dans les grandes villes, c’est agréables de prendre le café en terrasse. Les manches et les jupes deviennent plus courtes. Les visages paraissent plus rayonnants avec les beaux jours. Ce sont là quelques aspects psychologiques du printemps. Mais cela ne change en rien la frénésie avec laquelle nous poursuivons les préoccupations de notre vie moderne. Or, il y a parfois, pour ne pas dire presque toujours, le risque de perdre de vue comment, par d’infimes détails, le printemps (et toutes les saisons) touche nos sens, transformant notre perception et notre corps.

Hypocrate disait qu’un médecin ne saurait ignorer l’influence des saisons sur le corps et la santé. Aujourd’hui, peu d’êtres humains, et encore moins de médecins savent retrouver la trace des saisons dans leur corps ou dans celui de leurs patients. Pourtant, puisque nous sommes l’espèce régnante sur la planète, je crois fondamental de savoir reconnaître des choses aussi simples que les manifestations subtiles des saisons en nous. Nos sens, et principalement nos yeux, sont naturellement tournés vers le monde extérieur. Cela nous fait voir le monde d’une certaine façon. En faisant en sorte de tourner nos sens vers l’intérieur, nous pouvons redécouvrir quelque chose de précieux qui n’a pas de prix. Je parle du lien qui nous unit à notre corps et à la Vie.

Il ne s’agit ni d’un concept, ni d’une philosophie. C’est plutôt une expérience qui ne demande rien d’autre que toute notre attention.

Je souhaite la bienvenue à tous les nouveaux lecteurs de « toucher la Vie ». Je souhaite également la bienvenue à Tara, Marwane et Maya qui ont récemment pris leur premier souffle sur la planète bleu. Que chacun de vos jours soient comme un paisible dimanche de printemps.

Vivez en paix

Olivier

Dimanche de printemps

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Désolé pour l’entrée en matière un peu “Rock ‘n Roll”, je n’ai pas pu résister.

Jeudi soir, j’ai fait une présentation devant les membres du Yoseikan Budo de Rimouski sur le thème : Comment intégrer le Seitai dans la pratique des arts-martiaux. L’événement était organisé par Sylvain Saint-Pierre, pour une audience d’une trentaine de personnes, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes.

J’ai présenté les bases du seitai indispensables pour développer, ou entretenir, une bonne pratique sportive. Même s’il n’est pas nécessaire d’avoir le savoir d’un médecin ou d’un kiné pour faire du sport, il est cependant très utile de connaître les règles du “corps juste” pour qui recherche la mobilité, l’efficacité et l’excellence, tant dans la pratique martiale, que dans la vie quotidienne.

Voici un extrait de la présentation de jeudi. Elle donne un petit aperçu de la vision du Seitai, et vous guidera dans un petit exercice très simple grâce au quel vous comprendrez le dernier article de Sophie posté hier (c’est ici). Peut-être même découvrirez-vous quelque chose à votre propre sujet, même si vous ne faites pas d’arts-martiaux. Voyez la vidéo, puis laissez un commentaire.


Vivez pleinement.Olivier

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Lorsque que j’ai commencé à pratiquer le seitai, j’entendais souvent parler de l’importance de la cambrure, de la souplesse dans les hanches et de la force dans le bas du ventre. J’entendais également des phrases comme «le corps a tout ce qu’il faut pour retrouver la santé et vivre une vie épanouissante», ou «on peut tout à fait traverser les épreuves qu’on rencontre au cours de notre vie de façon sereine, si on est fort dans notre bas-ventre». Évidemment, ça m’attirait, mais je me disais «je veux bien, mais je ne crois pas que ce soit possible pour moi».

Lors de mon premier stage avec Olivier, je l’ai entendu affirmer: «La guérison, ça passe par le corps, on n’a pas besoin de réfléchir» Et vlan! Si j’avais extériorisé ma pensée, les gens autour m’auraient vu sauter d’au moins un mètre de haut, me lever et sortir en claquant la porte. Ma timidité et ma curiosité ont fait que je suis restée assise. Je ne pouvais croire que tout le temps passé et l’argent dépensé à m’analyser, à comprendre le pourquoi et le comment de mon passé, de mes comportements étaient remis en question. D’autant plus que j’étais devenue très compétente dans ce domaine!

Pourtant, même avec cette compétence, je souffrais. Mon corps était pour moi une chose abstraite, avec laquelle je devais me battre car j’avais mal partout en dedans. C’est en réalisant que ma façon de percevoir la vie changeait au fur et à mesure que mon corps se transformait, que j’ai commencé à saisir. Avec la pratique des exercices de seitai (taisôs), mon corps a commencé à se disposer autrement, prenant le dessus sur mon mental bruyant. J’ai ressenti un bien-être instantané dès que j’ai commencé à pratiquer. C’est ce qui m’a incité à continuer. Ce n’était plus une philosophie mais une réalité palpable. Une partie de moi doutait encore. C’était trop simple. Pourtant, tout mon corps disait oui.

J’ai réalisé que mon mental avait pris toute la place. Vivre pour moi était devenu attendre, dans une inquiétude insupportable, qu’arrive un coup dur que je n’aurais pas la force de surmonter. J’étais en «stand by». Moi qui était complètement paralysée par la peur, je me suis rendue compte que de retrouver ma cambrure m’apportait une envie de vivre que je n’avais pas senti depuis très longtemps. En ressentant un espace confortable dans mon ventre et de la souplesse dans mon corps, j’ai aussi retrouvé des sensations agréables dans celui-ci. J’ai réalisé combien je me coupais de tout plaisir, de toutes réalisations, et que tous mes rêves étaient complètement étouffés. Je me coupais de qui je suis vraiment. Cette séparation était la source de ma souffrance.

Bien sûr, c’est un chemin qui se construit peu à peu. D’avoir fait quelques pas déjà, me redonne une sensation de vie qui circule en moi. Ce chemin me fait découvrir la vie de façon tellement savoureuse que j’ai envie d’aller plus loin. Ma vie est belle depuis que j’arrive à la sentir de l’intérieur. La vie que je désire vivre prend place autour de moi exactement de la même façon dont je la sens s’installer en moi.

Ça m’aura pris presque deux ans avant d’affirmer, hors de tous doutes, que la guérison passe par le corps sans avoir besoin de réfléchir. La seule chose qui me permet d’en être aussi certaine est d’en voir fait l’expérience, tout simplement!

Sophie de la Brosse

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Hier soir j’ai lancé un programme d’éveil corporel et de remise en forme à Rimouski sur les rives du Saint-Laurent.

J’étais heureux de voir se rassembler les membres dans la petite salle louée chez les “Frères du Sacré Cœur”. La première rencontres est toujours un moment enthousiasmant, durant lequel j’apprends à connaître les nouveaux et nouvelles venues. Ce qui m’intéresse surtout, c’est de voir les tendances corporelles et les comportements. C’est étonnant comme les mouvements du corps révèlent nos personnalités et nos façons inconscientes de nous relier à la vie. Divisé en 3 niveaux de 10 séances chacun, mon programme amène progressivement chaque membres à la rencontre de son corps.

Puisque c’était la première rencontre, j’ai insisté sur le fait que nous n’allons pas simplement faire des exercices pour retrouver la santé. Je trouve cette démarche un peu trop superficielle. Je veux que ce programme serve à nous faire redécouvrir notre corps, et nous incite à y apporter notre présence et notre attention. Cela ne permettra peut-être pas de connaître les grands mystères de la vie. Cependant, le simple fait de nous entraîner à recentrer notre attention dans notre corps, nous amène immanquablement à prendre conscience, de l’intérieur, de l’énergie dynamique qui nous habite, et que nous appelons la Vie.

Evidemment, ça n’a rien de nouveau. “Tout le monde le sait, la Vie est en nous”. Mais ce qui compte, ce n’est pas de le savoir avec sa tête. Il faut le sentir de l’intérieur.

Pour sentir la vie, on ne peut pas se limiter à penser. Il faut nécessairement prendre une disposition particulière à l’égard de notre corps, en ouvrant nos sens. En laissant le mental en-dehors de l’expérience, on découvre que cette ouverture des sens et de l’attention tournée vers le corps fait du bien à ce dernier, et rassure celui qui l’habite. Il y a comme une réconciliation.

Je crois important d’amener chacun à faire cette réconciliation. Non seulement parce que cela fait du bien, mais aussi parce que je suis convaincu que cela aide le corps à reconstruire un chemin vers le changement et la guérison. J’en ai mainte et mainte fois fait l’expérience.

Pour ramener l’attention et les sens vers le corps, je m’inspire d’un exercice que j’ai appris au Japon : “Gyokihô”. Je sais bien qu’il en existe plein d’autres, mais j’aime particulièrement celui-là. Je l’ai adapté pour le rendre plus facile et plus rapidement applicable dans la vie quotidienne. Bien qu’il se pratique dans le silence, il ne s’agit pas exactement d’une méditation. C’est bel et bien d’un exercice corporel qui, en faisant appel à la respiration, éveille les sens et ramène l’attention au centre, c’est à dire dans le corps. Je l’affectionne parce qu’il permet de reconstruire un chemin vers la vie, tout en gardant les pieds sur terre.
Selon les nombreux témoignages qui me reviennent, il permet de se retrouver.

Hier soir après le cours, je regardais les nouvelles, et j’ai eu la chance de voir une interview du Dr David Servan-Schreiber. Il présentait son nouveau livre : “Anticancer - Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles” .

J’ai découvert un homme passionnant qui, tout en soutenant une démarche scientifique, reste pleinement humain. Durant l’interview, il affirmait l’importance de prendre un peu de temps pour soi-même tous les jours. “C’est un geste d’amour” disait-il.

Il expliquait que des études ont prouvé que méditer 20 minutes par jour, permet de créer des anticorps, que le fait de s’affirmer et de reprendre le contrôle de sa vie favorise l’activité des cellules immunitaires. Parmi toutes ces paroles éclairées, il dénonçait entre autres, l’importance d’écouter ce qu’il se passe à l’intérieur. Cela fait partie des gestes qui donnent au corps les meilleures chances de sortir de la maladie. Bref, selon le Dr David Servan-Schreiber, on peut tout à fait améliorer notre santé si l’on apprend à bien vivre en accord avec nos émotions et avec notre corps.

Ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de discours. Il a été à la base de toute ma formation de Seitai au Japon. Nombreux sont ceux aussi qui le répandent en occident. Mais, je me dis que si un médecin psychiatre de cette envergure, participe à distribuer ce message aujourd’hui, il y a une chance pour que l’être humain retrouve le bon sens et reconnaisse que la vie a ses propres règles. Si nous nous y accordons, il est possible de vivre une vie saine et en santé, libre de la maladie. Cela passe faire silence en soi, quelques minutes par jour.

Si vous avez déjà votre façon de faire silence, de méditer et que cela vous aide à être bien, tant mieux. En revanche, si vous ne savez pas comment faire pour centrer votre attention et retrouver votre corps d’une manière qui fait du bien, si vous recherchez une méthode qui a fait ses preuves, restez connecté(e)s. Je vais m’organiser pour vous apporter ça dans les jours qui viennent.

Peace.

Olivier

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Comme ils disent dans une petite bourgade du Nouveau Brunswick, “je me suis gratté la tête” pour écrire mon premier article. J’ai dû me laisser rattraper par l’illusion qu’il faut être parfait avant de faire le premier pas.

Donc, tandis que “je me grattais la tête” pour trouver un sujet intéressant, je me rendis compte que j’en avais un là, juste sous la main.
Cela va sûrement vous intéresser, surtout si vous avez des enfants.

Durant la période du nouvel an, j’avais une sensation très gênante, voir même douloureuse dans l’oreille gauche. Ayant fait de nombreuses otites dans mon enfance, j’ai immédiatement reconnu les symptômes. Au début, ça m’a fait sourire de voir réapparaître ce vieil ami.

Non, je ne suis pas exactement de ceux qui sourient quand ils se brûlent. J’ai souris parce que je sais que la majorité des otites sont dues au fait de trop manger. Or je l’avoue, les fêtes de fin d’année furent, comment dire… “copieuses”. Je riais donc d’avoir reconnu ce lien en moi.

C’est vrai que du point du vue de la “médecine légale”, l’otite est associée à une bactérie qui envahie les voies respiratoires. Cependant, Mr Imoto, Professeur de Seitai à Tokyo, présente les choses autrement.

Il explique que l’otite s’accompagne de caractéristiques particulières qu’on peut observer dans les comportements subtiles du corps. Pour bien comprendre, il faut observer ces caractéristiques au niveau des vertèbres qui se trouvent entre les omoplates, spécifiquement la 5e et la 6e vertèbre dorsale. L’une est en rapport avec la souplesse du thorax et la capacité à transpirer, l’autre….. avec l’estomac. Quand ce dernier est trop stimulé (notamment par l’excès de bonne chaire, oui, oui), le corps se durcit dans la région que je viens d’indiquer. Ce durcissement des vertèbres se propage et affecte le cou à hauteur de la 4e Cervicale qui se rattache à l’oreille.

Donc, bactérie ou pas, voilà les caractéristiques que l’on peut repérer quand le corps souffre d’une otite. Mais je ne tiens pas à faire un cour de médecine ou d’anatomie, et je ne crois pas nécessaire de m’étendre dans des explications techniques. Ce qui nous intéresse vraiment, c’est comment on sort de cette situation ?
C’est assez simple, vous verrez.

Dans son institut de Tokyo, Mr Imoto enseignait de faire des “bains de pieds chauds”. Lorsque la 5e vertèbre dorsale se durcit à cause d’un estomac trop stimulé, non seulement le cou se raidit, mais les chevilles perdent leur souplesse et deviennent subtilement plus grosses. Les malléoles sont alourdies et s’écrasent vers le pied. Voilà une bizarrerie (en apparence) du corps : les bains de pieds bien chauds détendent le thorax, le cou… et les oreilles.

Blague à part, je sais que cette idée peut sembler difficile à concevoir. Cependant, si vous vous entraînez à ressentir votre corps plutôt que de vous limiter à vos capacités unique mental, vous découvrirez comme moi que le lien entre D5, le cou, les chevilles… et les oreilles est tout à fait réel. Dans votre introspection, souvenez-vous que j’ai parlé de l’estomac et de l’alimentation.

Vous avez déjà dû repérer au moins 2 façons simples et directement applicables pour vous soulager, sinon soigner votre otite. Les revoici expliquées ici.

1 - Réduire l’alimentation

Oui, je sais, ça ne plaît à personne de se faire dire ça. On mange toujours moins que le voisin, et jamais plus que de raison. Oui, oui. On fait toujours très attention. Mais quand même, faites le test. Réduisez l’alimentation quelques jours, surtout après les fêtes. Et si vous ne le connaissez pas, apprenez donc le “Tabesugi Taisò”. C’est un exercice corporel stimulant qui va soulager votre dos et vous permettre de mieux digérer et éliminer. Vous allez vous sentir avec un poids en moins.

2 - Le bain de pieds chaud

Buvez un grand verre d’eau fraîche, couvrez-vous le dos avec un pull, une couverture ou quelque chose qui garde la chaleur, puis plongez les pieds dans le bain jusqu’au milieu des chevilles. Le bain doit être très chaud, à la limite du supportable. Vous devriez rapidement sentir la chaleur du bain se répartir dans les jambes, puis dans le reste du corps. A ce stade, vous commencerez à transpirer, ou vos pieds vont devenir rouges. Retirez les pieds du bain, essuyez-vous et allez vous coucher bien au chaud dans votre lit.
Le résultat sera observable dès le lendemain matin à votre réveil. Vous pourrez répéter deux ou trois soirs de suite si vous en ressentez le besoin.

Les solutions suivantes sont un peu plus techniques, et demandent un peu plus d’attention. Elles restent malgré tout facilement accessibles, même si vous n’y connaissez rien.

3 - Remonter les chevilles

Si vous avez bien compris qu’il y a un lien entre les chevilles et les oreilles, avec comme point commun D5, vous avez peut-être deviné la troisième façon de soulager le corps qui souffre d’une otite.
Observez les chevilles. Palpez-les. Une cheville paraît plus grosse et plus lourde que l’autre.
Les malléoles (parties des os qui forment une boule à l’intérieur et à l’extérieur de la cheville) donnent une impression pesante et s’écrasent vers le pied. Le fait de remonter les malléoles détend instantanément le thorax et le cou. L’oreille suivra rapidement.
Si vous êtes habile, il suffira d’appliquer cette technique à une ou deux reprises. Cela devrait largement suffire.

4 - Le Taiso de l’oiseauTaiso de l'oiseau - Dojo de Paris
Il y a encore une quatrième possibilité, mais je ne peux la décrire ici. Je la mentionne à l’intention de ceux qui étudient déjà le Seitai en formation ou dans les ateliers de remise en forme. Il s’agit du taisô de l’oiseau qui réajuste en profondeur toute la région des vertèbres comprises entre les omoplates. Cet exercice présente l’avantage de travailler directement la structure corporelle qui est à la source du problème.

Dans mon cas, j’ai pratiqué le Taisô de l’oiseau 2 à 3 fois par jour pendant 2 jours. Quand mon dos et mes épaules se sont finalement détendus, un peu de pus a coulé de mon oreille pendant la nuit. Inutile de paniquer. Cela fait partie du processus d’élimination. C’est tout à fait naturel. Aujourd’hui je vais très bien, et je me réjouis d’avoir su reconnaître et surtout d’avoir su m’ajuster à ce rappel à l’ordre de mon corps.

Notre corps est la partie de nous-même qui vit dans ce monde ici et maintenant. Il a pour mission de nous représenter physiquement et de nous porter vaillamment à travers la vie. Il est important, et même vital, d’être à l’écoute de ses messages et de nous y accorder. Sans quoi, il risque de tirer le signal d’alarme avec d’autant plus d’intensité que nous nous éloignons de l’équilibre, de la santé et du bien-être.
Bref, le corps aime l’ordre et l’attention juste.

Je vous souhaite une très belle journée. Pour ma part, je vais me réjouir des quelques rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages, et du son de la neige tombant discrètement sur la conté. Tic, tun, tun…

Allez paisiblement.

Olivier

Note 1 : à l’intention des mamans. Les informations rassemblées ici concernent la grande majorité des cas d’otite. Cependant, Mr Imoto nous informe que récemment, certains enfants souffrent des conditions présentées ci-dessus à cause d’une surexcitation du système nerveux liée au stress. La source du problème est alors plus difficile à cerner. Prenez la peine de consulter un médecin.

Note 2 : cet article ne remplace pas un avis médical. Il joue simplement le rôle d’informer les gens simples et responsables qui croient encore et font confiance en la sagesse du corps.

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