Pourquoi le printemps peut vraiment devenir “casse-pieds”
Publié par Olivier dans Santé Bien-être, SeitaiLundi dernier, mon fils de 8 mois et demi tentait tant bien que mal de trouver son équilibre entre la position à quatre pattes et la position assise. Comme ça arrive souvent aux jeunes enfants de son âge, il a malencontreusement manqué sa transition et est tombé face la première sur le “pas très doux“ plancher du salon.
Je ne pense pas qu’il se soit fait bien mal, mais comme tout enfant qui découvre brutalement la pesanteur, le contact soudain du plancher contre son nez a déclenché chez lui un cris de détresse qui m’a pratiquement éjecté de mon siège. Ils sont forts les enfants quand même.
Tandis que je me précipitais pour ramasser mon petit bonhomme, je heurtai le coin du sofa avec mon pied droit. Plus préoccupé par mon fiston que par moi-même, sur le coup, je n’ai pas eu mal. Cependant, un peu plus tard dans la journée, la douleur s’est affirmée dans mon petit orteil. Après vérification, comme il n’y avait rien de cassé, je ne me suis pas inquiété. Cependant, je suis un peu comme ce moine Zen qui, après avoir heurté une pierre avec son pied se demande : “quelle est donc la source de cette douleur ?“ Ainsi, avec calme et détachement, je suis allé chercher en moi ce qui avait bien pu déclencher ce petit accident anodin.
Tandis que j’observais intérieurement, je pouvais percevoir que la douleur commençait dans mon petit orteil, et suivait un trajet très précis qui remontait en direction de mon bassin et de mes hanches. Je pouvais sentir comme un très léger, presque imperceptible, engourdissement dans une vertèbre en bas de mon dos : la 4e lombaire pour être précis.
C’est ainsi que me revint à l’esprit une leçon que Imoto Sensei avait donné au temps où le dojo de Seitai était encore installé dans le quartier de Harajuku.
Pour faire simple, il disait que la structure du corps humain n’est pas figée. Avec une observation fine, on peut percevoir que même le squelette se transforme au fil des jours et des saisons. Des zones réputées solides, comme le crâne ou le bassin, sont bien plus animées qu’on imagine.
Voici ce que disait Imoto Sensei :
- Quand vient le printemps, les jours se rallongent, la lumière du jour augmente, il y a des écarts de températures un peu plus marqués. Même le fond de l’air change. Certains ont les sens assez fins pour reconnaître une odeur printanière, malgré la neige et le froid. Même si vous ne vous en rendez pas compte consciemment, votre corps perçoit tous ces micro-changements. Il sait avant terme que le printemps s’en vient, et s’apprête à quelques transformations.
Quand arrive le printemps, on aime respirer à plein poumons, profiter des premiers rayons de soleil à la terrasse d’un café. On jette écharpes et chandails pour s’habiller en manche courte, et on retrouve le sourire. Mais je ne parle pas de ces changements là. Ceux là sont d’un ordre conscient. Les changements que je veux vous montrer sont d’un autre ordre. Il faut “toucher la vie” pour bien les comprendre.
Aux premiers signes du printemps, le corps se relâche dans le bas du dos, spécifiquement à hauteur de la 4e vertèbre lombaire. Dans la plupart des cas, cela ne dure que quelques jours, mais cela a pour effet de changer l’équilibre du bassin qui subit comme un mouvement de bascule presque imperceptible. Dans cette situation, beaucoup de gens se sentent fatigués quand le printemps arrive. Leur sommeil est agité, peu réparateur, et ils ont du mal à émerger le matin, notamment s’ils ont le coeur et les poumons fatigués.
Le changement du bassin est imperceptible à l’oeil nu, mais il est suffisamment important pour affecter profondément l’ensemble du corps. Parmi les nombreux phénomènes qui se présentent en cette saison, les jambes (qui sont le prolongement du bassin) ont tendance à sortir de leur axe. C’est un peu comme si, pendant quelques jours, le corps perdait la notion de son propre gabarit. Du coup, c’est très fréquent de voir des gens se heurter le pied en marchant. Ainsi, les luxations et fractures du petit orteil sont plus fréquentes au printemps. Ça fait beaucoup rire ceux qui ignorent ce fait, mais il est bien réel.“
Bien entendu, ce genre d’incident n’est pas exclusif au printemps. C’est alors très intéressant d’observer l’état du bassin et des vertèbres lombaires des personnes concernées. Dans quasiment tous les cas, on peut observer que cette région du corps est engourdie, voir raide. Cette condition gêne la bonne coordination entre les hanches et les jambes.
Les signes de l’arrivée du printemps sont nombreux pour qui s’intéresse à toucher le corps pour comprendre la vie et la santé. Je ne peux les énumérer tous ici. Sachez simplement que le rhume, la fièvre, le fait de se mordre la lèvre (ou la langue) en mangeant, les yeux qui piquent et le rhume des foins en font partie. Si vous vous sentez concerné(e) par ma description plus haut, ne vous faites pas de soucis. Cela signifie simplement que le printemps entre et prend sa place en vous. N’ayez crainte, c’est la vie. C’est naturel. Le fait de résister ou de lutter contre ce phénomène crée plus de problèmes qu’il n’en résout.
Imoto Sensei conseillait un exercice appelé “Kotsuban-Taisô” pendant les 2 ou 3 jours où vous reconnaissez les signes avant coureurs du printemps en vous. Cet exercice corporel ne demande pas plus de 4 minutes, et suffit pour permettre au corps de bien “recevoir le printemps”. Un animateur Taisô ou à un praticien de Seitai compétent saura vous montrer cet exercice en un rien de temps. Sinon, contactez-moi. Nous trouverons toujours une solution.
Vivez en paix.
Olivier
Tags: allergie au pollen, allergie du printemps, entorse, luxation, maladies du printemps, rhume des foins, Seitai, taiso


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