Archives pour la catégorie “Développement personnel”

Après un superbe été d’une durée record de « 7 ou 8 jours » sur l’ensemble du Québec, l’automne nous montre sagement le chemin frileux de la rentrée. Maintenant que les enfants sont retournés à l’école, et que nous avons retrouvé notre enivrante routine, il est temps pour moi de sortir du doux silence de mon petit paradis au bord du Saint-Laurent.

J’espère que vous êtes bien disposé(e) pour cette nouvelle saison, car j’ai comme envie de bouger, soudainement. Oui, j’ai envie de bousculer le monde, surtout ceux et celles qui rêvent de trouver « LA formule secrète » de la santé et du bien-être à télécharger sur le net.

Bien souvent, on me contact par mail, skype ou par téléphone pour avoir des informations sur mon programme de remise en forme avec les taisô, pour soigner un problème de santé ou une douleur qui dure depuis des années. Comme disait Milton Erickson : «une personne qui a souffert une fois, c’est déjà une fois de trop ». C’est donc vrai que beaucoup de gens ont besoin d’une aide et d’un soutien véritable.  Cependant, je ne crois pas qu’il existe de solutions faciles pour totalement transformer une situation inconfortable et déplaisante. Entendez, je ne crois pas que l’on puisse changer en profondeur les mauvaises tendances qui nous détruisent sans nous investir entièrement dans la réussite.
Or, à notre époque, ce n’est pas rare de rencontrer des messages (sur internet comme à la télévision) qui prêtent à croire en la facilité, sans effort. C’est charmeur, mais je n’y crois pas. Pour changer une tendance limitante, voir destructrice en nous, cela demande du temps, de la pratique et de la détermination. Il faut plonger loin sous la surface pour atteindre les structures de fond et les corriger. Par ailleurs, il faut aussi accepter que l’apprentissage et le changement se fassent étape par étape. L’effort ne doit pas nécessairement être douloureux, mais une chose est sûr, ça ne se télécharge pas.

Malheureusement, cela rebute pas mal de monde quand je m’exprime ainsi. Pourtant croyez-vous franchement que les personnages des vidéos ci-dessous sont arrivés à ce haut niveau de performance simplement en attendant que leur thérapeute fasse tout le boulot ? Je crois plutôt qu’il leur a fallu infiniment plus qu’un bon thérapeute. C’est cet « infiniment » que je m’évertue à remettre entre les mains de ceux qui veulent réussir leur santé avec le Seitai. Un voyage de 1000 lieues commence par le premier pas. Même avec une seule jambe…

Vivez pleinement

Olivier

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Cet après midi, je marchais tranquillement dans la campagne sous une petite pluie printanière. C’était apaisant de voir les derniers bancs de neige disparaître lentement sous cette pluie douce, tandis que la terre humide libérait des odeurs végétales. De multiples façons, ces signes de l’avancée du printemps, font du bien à l’âme autant qu’à notre corps.

Vagabondant sans but à quelques pas de la forêt, je sentais l’air humide chargé de l’odeur de la terre et du vieux foins libéré de son manteau de neige. Les yeux fermés, je fis quelques pas dans l’herbe mouillée. L’air riche et frais ravivait mes poumons et ramenait à mon esprit quelques mémoires perdues dans la course du temps. Puis, ouvrant de nouveau les yeux, je distinguais les jeunes pousses d’herbe à la tige encore blanche annoncer le retour des fleurs et des abeilles. Tout près, les oiseaux ajoutaient leur voie au son de la pluie. La nature convoyaient à mes sens une belle harmonie de senteurs, d’air frais, de couleurs et de sons. Cela changeait tout en moi et me rendait serein.

De retour vers la maison, je me sentais léger. Mes hanches s’étaient détendues et mon dos redressé. La lumière du jour semblait plus claire malgré les nuages et la pluie. Ça ne prit qu’un instant pour reconnaître qu’en chatouillant mes sens, la nature invitait mon corps à sourire lui aussi. Je crois que c’est ainsi que l’énergie de la terre alimente l’âme de ses hôtes passants.

Avec le printemps, notamment dans les grandes villes, c’est agréables de prendre le café en terrasse. Les manches et les jupes deviennent plus courtes. Les visages paraissent plus rayonnants avec les beaux jours. Ce sont là quelques aspects psychologiques du printemps. Mais cela ne change en rien la frénésie avec laquelle nous poursuivons les préoccupations de notre vie moderne. Or, il y a parfois, pour ne pas dire presque toujours, le risque de perdre de vue comment, par d’infimes détails, le printemps (et toutes les saisons) touche nos sens, transformant notre perception et notre corps.

Hypocrate disait qu’un médecin ne saurait ignorer l’influence des saisons sur le corps et la santé. Aujourd’hui, peu d’êtres humains, et encore moins de médecins savent retrouver la trace des saisons dans leur corps ou dans celui de leurs patients. Pourtant, puisque nous sommes l’espèce régnante sur la planète, je crois fondamental de savoir reconnaître des choses aussi simples que les manifestations subtiles des saisons en nous. Nos sens, et principalement nos yeux, sont naturellement tournés vers le monde extérieur. Cela nous fait voir le monde d’une certaine façon. En faisant en sorte de tourner nos sens vers l’intérieur, nous pouvons redécouvrir quelque chose de précieux qui n’a pas de prix. Je parle du lien qui nous unit à notre corps et à la Vie.

Il ne s’agit ni d’un concept, ni d’une philosophie. C’est plutôt une expérience qui ne demande rien d’autre que toute notre attention.

Je souhaite la bienvenue à tous les nouveaux lecteurs de « toucher la Vie ». Je souhaite également la bienvenue à Tara, Marwane et Maya qui ont récemment pris leur premier souffle sur la planète bleu. Que chacun de vos jours soient comme un paisible dimanche de printemps.

Vivez en paix

Olivier

Dimanche de printemps

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Lorsque que j’ai commencé à pratiquer le seitai, j’entendais souvent parler de l’importance de la cambrure, de la souplesse dans les hanches et de la force dans le bas du ventre. J’entendais également des phrases comme «le corps a tout ce qu’il faut pour retrouver la santé et vivre une vie épanouissante», ou «on peut tout à fait traverser les épreuves qu’on rencontre au cours de notre vie de façon sereine, si on est fort dans notre bas-ventre». Évidemment, ça m’attirait, mais je me disais «je veux bien, mais je ne crois pas que ce soit possible pour moi».

Lors de mon premier stage avec Olivier, je l’ai entendu affirmer: «La guérison, ça passe par le corps, on n’a pas besoin de réfléchir» Et vlan! Si j’avais extériorisé ma pensée, les gens autour m’auraient vu sauter d’au moins un mètre de haut, me lever et sortir en claquant la porte. Ma timidité et ma curiosité ont fait que je suis restée assise. Je ne pouvais croire que tout le temps passé et l’argent dépensé à m’analyser, à comprendre le pourquoi et le comment de mon passé, de mes comportements étaient remis en question. D’autant plus que j’étais devenue très compétente dans ce domaine!

Pourtant, même avec cette compétence, je souffrais. Mon corps était pour moi une chose abstraite, avec laquelle je devais me battre car j’avais mal partout en dedans. C’est en réalisant que ma façon de percevoir la vie changeait au fur et à mesure que mon corps se transformait, que j’ai commencé à saisir. Avec la pratique des exercices de seitai (taisôs), mon corps a commencé à se disposer autrement, prenant le dessus sur mon mental bruyant. J’ai ressenti un bien-être instantané dès que j’ai commencé à pratiquer. C’est ce qui m’a incité à continuer. Ce n’était plus une philosophie mais une réalité palpable. Une partie de moi doutait encore. C’était trop simple. Pourtant, tout mon corps disait oui.

J’ai réalisé que mon mental avait pris toute la place. Vivre pour moi était devenu attendre, dans une inquiétude insupportable, qu’arrive un coup dur que je n’aurais pas la force de surmonter. J’étais en «stand by». Moi qui était complètement paralysée par la peur, je me suis rendue compte que de retrouver ma cambrure m’apportait une envie de vivre que je n’avais pas senti depuis très longtemps. En ressentant un espace confortable dans mon ventre et de la souplesse dans mon corps, j’ai aussi retrouvé des sensations agréables dans celui-ci. J’ai réalisé combien je me coupais de tout plaisir, de toutes réalisations, et que tous mes rêves étaient complètement étouffés. Je me coupais de qui je suis vraiment. Cette séparation était la source de ma souffrance.

Bien sûr, c’est un chemin qui se construit peu à peu. D’avoir fait quelques pas déjà, me redonne une sensation de vie qui circule en moi. Ce chemin me fait découvrir la vie de façon tellement savoureuse que j’ai envie d’aller plus loin. Ma vie est belle depuis que j’arrive à la sentir de l’intérieur. La vie que je désire vivre prend place autour de moi exactement de la même façon dont je la sens s’installer en moi.

Ça m’aura pris presque deux ans avant d’affirmer, hors de tous doutes, que la guérison passe par le corps sans avoir besoin de réfléchir. La seule chose qui me permet d’en être aussi certaine est d’en voir fait l’expérience, tout simplement!

Sophie de la Brosse

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Bonjour à vous!

Je m’appelle Sophie de la Brosse
Le seitai et moi nous nous sommes rencontrés il y a plus de deux ans. J’ai regardé de loin, j’ai reniflé, j’ai goûté, j’ai savouré les effets et j’ai commencé à avoir de plus en plus faim. Enfin, je trouvais quelque chose de nourrissant pour moi! Par l’intermédiaire de Jean-François Brideau j’ai rencontré Olivier Nesmon et nous avons alors formé un petit groupe d’élèves à Québec qui désiraient apprendre cet art afin, éventuellement, de le transmettre.

Me voilà donc deux ans plus tard, déjà beaucoup transformée, ayant laissé tombé peu à peu beaucoup d’activités et de préoccupations pour faire plus de place à cette pratique que j’aime. En plus des weekends de formation qu’Olivier nous donne à chaque mois, j’ai la chance d’aller passer du temps chez lui à Baie des Sables car du temps, j’en ai maintenant!

D’ailleurs je reviens tout juste d’une semaine magnifique là-bas. J’ai envie de partager, non pas ce que j’ai vécu car il faut vivre l’expérience elle-même, mais plutôt ce que j’ai découvert à travers une activité toute simple : la promenade.

Comme une enfant, j’ai marché comme si c’était la première fois et j’ai redécouvert des sensations formidables de mon corps. Aux côtés d’Olivier qui m’invitait à m’ouvrir à la perception de mon ventre, de mon bassin, de mes iliaques, de mon tanden, ma démarche toute entière se transformait peu à peu. Tout mon corps se redressait, mon thorax s’ouvrait, mon regard s’élevait vers l’horizon, le rythme de mes pas ralentissait, mes mouvement étaient plus fluides, mes jambes semblaient plus légères. Automatiquement, sans que j’aie eu besoin d’y réfléchir, mes pensées sont devenues plus calmes, plus claires, plus ouvertes. Un paysage se dessinait en moi. Je sentais de la place en moi et celle-ci devenait palpable, présente. Je sentais en parallèle tout ce qui m’entourait prendre place en moi sans me sentir menacée de perdre la mienne. Comme si chaque chose, chaque élément, moi y compris, avait enfin sa place. C’était beau. Comme de l’art. J’ai senti ce qu’Olivier m’avait présenté comme l’art de la promenade.

Juste cette simple promenade a changé quelque chose dans la façon dont je désire vivre ma vie, c’est mon nouveau défi. Je commence à saisir comment le seitai prend un tout autre sens lorsqu’il est appliqué à tous moments de la vie, lorsqu’il devient un art de vivre. Comme quoi il n’y a pas d’âge pour apprendre à marcher! Voilà un trésor que j’ai découvert cette semaine-là et ce n’est qu’une porte qui s’est ouverte sur une multitude d’autres.

Je vous invite à jouer le jeu de l’enfant qui réapprend à marcher, à respirer, à bouger, à sentir ne serait-ce que pour risquer d’y découvrir vos propres trésors. Au plaisir de vous retrouver pour partager d’autres expériences de mon cheminement sur la voie du seitai et de lire vos commentaires.

Sophie

trail de raquettes

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C’est dimanche soir et une belle tempête de neige finit de se répandre sur le Québec. Blotti au coin du feu, je peux enfin prendre le temps de saluer toutes les personnes qui se sont inscrites sur le site de Toucher la Vie, ainsi que toutes celles et tous ceux qui lisent le blog depuis son lancement le 26 décembre dernier. J’ai remarqué que depuis les deux dernières semaines, mon serveur a enregistré de nombreuses inscriptions, de France, de Belgique, du Québec, et même du Japon pon-pon ;-). Je suis sincèrement touché par l’intérêt que vous portez à cette petite fenêtre que j’ai ouvert sur le net.
Sachez aussi que je suis curieux de savoir qui sont mes lecteurs. Ainsi, sentez-vous libre de laisser des commentaires dans le blog, de faire des suggestions, et éventuellement de poser vos questions. Si je n’y réponds pas immédiatement, soyez patient(e)s. Je reçois déjà beaucoup de messages dans ma boîte à mail. Et je suis comme tout le monde, je n’ai que 24h pour faire mes journées.

Bref, comme au temps où je voyageais avec mon sac sur le dos et la tête dans le ciel, on ne sait jamais quelle richesse peut dévoiler celui ou celle qui est assis(e) près de vous. Or, que gagne-t-on à rester des inconnus alors qu’on est sur le même bateau ?

Pour ma part, j’apprécie de faire ce bout de chemin en votre compagnie. En guise de sympathie, je veux vous faire un cadeau. C’est quelque chose que je gardais de côté pour un mini cour de Seitai que je pensais mettre en ligne prochainement. Mais ce projet étant reporté à une date indéfinie, je ne vois pas d’inconvénient à partager une partie avec vous.

Gyokihô !

J’ai mis en vidéo un exercice corporel qu’on enseigne dans les cours et les ateliers de Seitai. C’est un exercice simple qui fait appel à l’attention et à la respiration pour éveiller les sens et la perceptibilité du corps. C’est tout pour le bla bla. Je préfère vous dire que Gyokihô est un exercice qu’il faut vivre. Ça ne marche pas avec la tête.

Attention. Parce que je vous l’offre gratuitement, n’allez pas croire que Gyokihô est un exercice sans valeur. Bien au contraire ! Il risque de vous surprendre et de se révéler indispensable, notamment si vous cherchez comment vous libérer du stress, vous recentrer, ou si vous avez besoin d’un repère sûr et efficace pour remettre les pieds sur terre, retrouver votre corps et vous sentir bien avec ce dernier.

Voici ce qu’en disent quelques amis qui ont fait l’exercice Gyokihô tel que vous allez le découvrir :

- C’est top ! J’ai essayé, et c’est top le voyage ! Merci.
Olivier Gaurin


- Salut cher Oliv,
pour les commentaires concernant ta video y a rien à redire, images, rythme, musique c’est très bien. Je l’ai réécouté en pratiquant et ça fait beaucoup de bien. Et pour être honnête avec toi, c’est un beau cadeau que ces 17 minutes. C’est ce que j’avais besoin de faire au moins une fois par jour. Et, accompagnée par la voix de mon cher Oliv. alors là…
merci!
Bise et clin d’oeil.
Anna Linnikoff

- Merci pour ce moment Olivier, je vais bien commencer ma journée, et d’ailleurs je l’ai fais 2 fois.
La musique ma transportée ainsi que ta superbe voix. La 2ème fois je l’ai fais les yeux ouverts.
Bravo pour les images et le montage. J’avais pas envie que ça se termine………
J’ai rien a dire sauf merci.
Bisous à ta petite famille.
Vie et Amour
Anaïs Lopez

Bien que je le pratique depuis des années, Gyokihô ne cesse de révéler de nouvelles profondeurs. Il est pour moi comme un verre d’eau fraîche dans le désert. C’est mon dernier recours quand il m’arrive d’être au bout du rouleau. Prenez le temps de le découvrir. Apprenez à le connaître.

Avant de vous donner le lien, il y a 1, 2, 3 conditions. Allez, ne flippez pas, ce n’est pas ce que vous croyez.

1- Préparez-vous :
Si vous avez des écouteurs stéréo, je vous invite à les brancher sur votre ordinateur. Puis, installez-vous confortablement. Le fond musical est vraiment magique.
2- Savourez :
La première fois que vous jouerez le film, laissez-le défiler en fermant les yeux comme indiqué dans le guidage audio. Je sais que c’est une vidéo, mais il y a quelque chose de magique quand on ferme les yeux. Ensuite, si vous le souhaitez, vous pourrez la regarder autant de fois qu’il vous plaira.
3- Faites-le connaître :
Si vous aimez, faites tourner la roue. Invitez ceux et celles qui peuvent en avoir besoin, laissez vos impressions, ou encore faites un don. Je vous indiquerai un lien pour télécharger une version à installer dans votre ipod ou lecteur MP3. Je suis certain que vous apprécierez de l’avoir sous la main pendant la pose café au bureau, pour rendre le trajet jusqu’au boulot plus agréable, ou dans tous les cas où vous auriez besoin d’appaiser votre corps, de vous rassurer, de vous stabiliser, ou simplement de décrocher.

Allez. Je ne vous retiens pas plus longtemps. Si vous êtes prêt ou prête à consacrer 17 minutes de votre temps pour vous sentir bien, suivez ce lien –>.

J’espère que vous aurez autant de plaisir à le découvrir que j’en ai à vous l’offrir.

Vivez en paix.

Olivier

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Il y a quelques jours, ma compagne me questionnait sur ma façon de vivre avec le Seitai. Marie-Jeanne est massothérapeute et a suivi sa formation en massage amma (forme de massage japonais) dans une des nombreuses écoles de massage de Québec. Comme beaucoup d’autres, du fait de sa formation, elle fait des comparaisons entre la pratique qu’elle a appris à l’école de massage et mon chemin de Seitai. Mais le Seitai ne souffre pas la comparaison. C’est un monde à part.

Vivant à mes côtés je partage facilement ma vision avec elle. Elle peut voir mes comportements dans ma pratique et constater certaines exigences vis-à-vis de moi-même et avec les membres de mes formations. Bien qu’elle soutienne toujours chacune de mes décisions, certaines de mes attitudes ne manquent pas de la surprendre, notamment devant des situations qui pourraient m’éloigner de mon chemin.

En ce moment, Marie-Jeanne éprouve quelques difficultés à reprendre et à maintenir une routine de travail satisfaisante après un long congé de maternité. Or, ça la déroute un peu, quand dans une conversation, j’exprime le souhait de pratiquer et d’enseigner davantage le Seitai, et que moins de 48h après, je reçois déjà des propositions de partenariat et des demandes de réservation. Ce, sans avoir fait la moindre démarche. On pourrait penser qu’il suffit de connaître une technique pour que ça marche. J’ai moi-même cru cela longtemps. Cependant, la vérité est un peu plus complexe que cela. Même en apprenant la meilleure des techniques, ça ne marche pas toujours. Il faut quelque chose de plus. Quelque chose qu’on ne peut pas concevoir sans développer l’attitude ou l’état d’esprit appropriée qui relève d’une vision à long terme. C’est là que le Maître joue un rôle fondamental auprès de l’élève.

Voici un extrait de ma conversation/réflexion avec Marie-Jeanne. Il est question ici de Seitai, mais le principe peut se transposer dans n’importe quelle autre discipline. Il s’agit d’un partage à l’intention de ceux et celle qui s’intéressent à ouvrir la fenêtre sur un autre monde.

MJ : Si je comprends bien, pour se construire et parvenir à atteindre un équilibre, idéalement il faut que tout soit dans un chemin Seitai.
O : Pour le praticien qui est dans son art, oui.
Quand Imoto Sensei m’a pris comme élève, il m’a dit : “jette tes bouées. Jette tes bouées de sauvetage, tes sécurités. Lâche tout ! En somme, si tu es prêt à entrer dans la vie, saute. Tu l’as déjà fait une fois lorsque tu es venu au monde. Si tu veux apprendre le Seitai, tu dois être prêt à tout lâcher. Le plaisir, le jeux, les amourettes, la fête, les ambitions personnelles…, jette tout.”
Ceux qui l’ont vraiment fait au Japon sont tous professionnels aujourd’hui. Ils jouissent d’une bonne réputation et sont aimés de leurs clients. Pour devenir efficaces et performants, ils ont laissé aller ce qui était futile et inutile à leur évolution.

Pour ma part, il a bien fallut que je franchisse ce pas si je voulais suivre Imoto Sensei sur son domaine. Bien sûr, issu d’une culture exprimant une visions du monde différente, ça ne s’est pas passé aussi facilement qu’avec mes camarades japonais. Mais d’une certaine façon, j’ai lâché mes certitudes et j’ai sauté dans l’inconnu. Je m’en suis remis à Imoto Sensei que j’ai suivi dans son institut pendant 11 années à Tokyo.

Avec une poigne de fer, il m’a enseigné comment approcher la vie, comment l’apprivoiser, comment la comprendre avec mes mains et avec mes sens, plutôt qu’avec mon mental. Il m’a dit qu’autrefois, l’entraînement poussait les résistances des étudiants jusque dans une zone de pénombre au seuil de la mort. C’était excessivement dur. Le maître voulait que les étudiants connaissent jusque dans leurs tripes la douleur de leurs patients, et le véritable coût de la vie.

Humain jusqu’au bout des doigts, Imoto Sensei n’a pas manqué de m’emmener dans cette zone de désespoir. Non pas au seuil de la mort, mais au bout de l’épuisement, à la limite de la raison. Il m’a poussé jusqu’au point où tu veux tout abandonner et courir loin de cette discipline absurde. En Seitai, on appelle cette zone “Kyokuten” (le carrefour). Arrivé là, tu es face à toi-même. Soit tu glisses vers un autre monde, soit tu renoues avec tes véritables ressources dans lesquelles tu puises la force de sortir la tête hors de l’eau. Quand tu vis ça, tu sais alors ce qu’il y a en toi. Tu l’as toucher de l’intérieur. Puis, tu te mets à vivre de façon à réveiller “ça” chez les autres parce que tu sais combien c’est précieux et irremplaçable. Mais ça ne s’explique pas. Il faut le vivre. Ça nécessite d’accepter de laisser aller certaines choses, et de réviser tes certitudes.

Le Seitai étudie la vie avec les mains. C’est une façon très japonaise de se relier à la vie. La vision d’Imoto Sensei consiste à former l’étudiant jusqu’au point où le Seitai peut entrer en lui sans résistance. Parvenu à ce stade, l’étudiant régénère sa vision et son lien avec la vie. Ça lui donne une certaine force, et aussi une certaine finesse qui lui permet de passer les obstacles et de déployer son chemin sous chacun de ses pas.
De nos jours, rares sont les écoles qui forment de cette façon là. Le mental a investi chaque sphères de notre vie à tel point qu’il faut une explication, une bonne raison à tout. Le savoir vaut plus que le savoir-faire. Du coup, on est déconnecté. Vivre devient “penser” et spéculations. On oublie la faculté de penser avec son corps.

Bref, après ma formation, je suis parti faire le tour du monde. J’avais peu d’argent en poche et un aller simple. Pourtant, je suis parti sans penser à demain. Je voulais découvrir l’étendue de la vie. Intuitivement, je savais que je pouvais le faire.

J’ai vécu en partageant mon savoir-faire avec les gens que j’ai croisé sur mon chemin. Et, même perdu au bout du monde, loin de la civilisation, les solutions dont j’avais besoin pour continuer mon chemin sont toujours apparues. Sentir mon coeur qui bat est la seule ressource dont j’ai besoin pour qu’apparaissent les solutions à mes problèmes. Il suffit d’être fidèle à ce qu’on aime, et de se mettre au pied du mur. C’est mon secret. Quand on est devenu familier avec cette force qui soutient notre corps, on n’a plus besoin de rien. Il n’y a pas de technique. Simplement une certitude qui donne la force de repousser au loin le futile et l’inutile.

Je sais que c’est difficile de se mettre au pied du mur. Ça représente un effort monumental de lâcher les injonctions du mentale. “Surtout ne fait pas ça ! C’est impensable. Tu ne vas jamais y arriver”. Ou “Viens plutôt par là, la réussite est plus facile.” Le mental prend appuie sur nos peurs, nos faiblesses et nous maintient dans une prétendue zone de sécurité. En nous empêchant d’aller au-delà de nous-même, il nous éloigne de la guérison.

En Japonais, il y a un mot qui se dit “Haisuinojin. Haisuinojin, c’est le Samourai qui voit un lac d’un côté, et ses ennemis de l’autre. Advienne que pourra ! Puisqu’il n’y a plus de retraite, plus d’échappatoire possible, Haisuinojin tourne résolument le dos au lac et fait face à ses ennemis. A la vie, à la mort, gloire ou chute, il ne pense plus. Il est dans la vie aussi longtemps que la force de ses tripes fera battre son cœur. Il ne reste plus que lui et sa propre vérité.

Imoto Sensei a mis cela sur mon chemin. C’est un cadeau inestimable. Mais “Cela” ne s’explique pas. Il faut le ressentir et le vivre.

Vivez en paix.

Olivier

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Hier soir, je me suis laissé rattraper par une petite touche de nostalgie. En effet, tandis que je jouais avec iPhoto, j’ai retrouvé quelques clichés de mon aventure dans la région d’Appolo Bamba en Bolivie. Je m’étais rendu là-bas pendant l’été 2004, afin de rencontrer les habitants du Parc de Madidi, un parc national localisé dans la alta selva (la forêt tropicale) de la cordillère des Andes. Les habitants de la communauté “Virgen del Rosario”, avaient entendu parler de moi par l’intermédiaire de Bruno de Roissard qui anime, entre la Bolivie et l’Europe, une petite association de développement agricole. Les habitants étaient donc curieux de me rencontrer et de découvrir le Seitai.

Une séance avec CosmePendant mon voyage, je suis allé à 2 reprises à la rencontre des Indiens quechua isolés au coeur de la forêt andine. À ma première visite, j’avais eu l’occasion de montrer quelques Taisô au représentant de la communauté : Cosme Cuevas, qui devint rapidement un ami. En effet, afin de gagner quelques deniers, Cosme et les autres hommes de la communauté se convertissent en porteurs pour les rares “voyageurs” qui viennent dans la région. Inutile de dire que la vie est dure par ici. Cosme a vite compris l’intérêt des exercices que je lui ai montrés pour soulager et libérer son corps courbatu. Il jugea que c’était important d’en faire profiter le reste de la population qui vivait dans la forêt. Il me proposa de revenir trois semaines plus tard, le temps de faire passer le message. Le rassemblement aurait lieu aux abords du parc de Madidi dans le village de Pata.

Lorsque je revins trois semaines plus tard, les gardiens du parc, moitié police (ou milice), moitié rangers, ne voulurent pas me laisser entrer dans la réserve sans laisser-passer. Ce fut une grosse déception, d’autant plus que je savais qu’un grand nombre de gens s’était rassemblé pour la rencontre. Je restais donc bloqué à Appolo bamba sans pouvoir prévenir mes amis.

Voué malgré moi à l’oisiveté dans le petit bourg d”Appolo Bamba, je choisi d’occuper mon temps en allant faire un tour vers ce que les gens du coin appellent “l’hôpital”. Aux abords de l’édifice, je vis une petite troupe de gens rassemblés devant une fenêtre. Derrière la fenêtre, un malade subissait ce qui ressemblait grossièrement à une opération de la mâchoire. L’hôpital était vétuste et sale. La seule source d’électricité provenait d’un petit groupe électrogène placé dans la benne d’une camionnette garée dans la cour. Derrière l’édifice, quelques chambres d’hospitalisation dans lesquelles je n’aurais jamais voulu séjourner, même pour tout l’or du monde. Non loin, je croisais deux homme en blouse blanche. L’un d’eux vint me serrer la main, comme si j’étais une vieille connaissance. Il avait cru que j’étais son remplaçant et s’apprêtait à me donner sa blouse blanche. Quand il compris que je n’étais pas celui qu’il attendais, je pu lire la déception sur son visage. je crois bien qu’il avait hâte de quitter les lieux au plus vite. Je m’éloignai de l’hôpital pensant à tout ces malheureux qui doivent parcourir de longues distances à pied à travers la forêt, jusqu’à l’hôpital (disons plutôt l’hospice) où l’on ne veut pas d’eux.

Je retournai vers le centre du village et m’assis sur un banc de la place centrale le temps de méditer sur cette intrigante visite. Il faisait bon. Le soleil brillait sur les montagnes à l’entour, et je me demandais si je devais rester à Appolo, pénétrer dans de la réserve clandestinement, ou tout simplement rebrousser chemin jusqu’à La Paz. Je restais silencieux espérant presque naïvement recevoir une réponse des nuages dans le ciel. C’est alors qu’un vieil homme s’approcha et me parla timidement en quechua. Voyant que je ne comprenais pas, il s’essaya en espagnol et dit : « vous êtes le docteur ? » Je le regardai en souriant et répondis : « peut-être ». Le vieil homme me demanda alors : « Usted es el doctor diferente (Vous êtes le docteur différent) ? »

Interpellé, je lui demandai le sens de sa question.Il me répondit qu’il m’avait vu aux abords de l’hôpital. Il était curieux de savoir si je pouvais l’aider. Sans attendre ma réponse, dans un mélange de Quechua-espagnol, il m’expliqua qu’il souffrait du dos et qu’il avait du mal à dormir. Incapable de comprendre entièrment ce qu’il disait, sans réfléchir une seconde, je me vis passer à l’action. J’invitais le vieil homme à s’allonger sur le banc public, en plein milieu du village, et me mis à palper son ventre pour détendre les noeuds qui s’y trouvaient. Je ne sais pas combien de temps j’ai passé avec lui. À la fin de la séance, je lui montrai du mieux que je pouvais un étirement visant à détendre son dos. J’étais tellement impliqué dans cette relation que je ne m’étais pas rendu compte que plusieurs personnes autour de la place nous regardaient avec beaucoup d’attention. Lorsque j’eus fini avec le vieil Indien, je m’assis de nouveau sur le banc comme si de rien n’était. Ce ne fut pas long avant qu’un autre homme s’approcha de moi et me demanda si je pouvais m’occuper de lui et de son frère. Subtilement, une sorte de rituel se mettait en place entre les Indiens du village et moi. Je m’occupais d’une personne, lui montrait un taiso. Elle s’en allait. Une autre venait avec la même timidité, et je recommençai. Lorsque la cinquième personne arriva, je me rendis bien compte que le bouche-à-oreille allait beaucoup plus vite que ma capacité à m’occuper des gens qui se rassemblaient autour de la place. J’en arrivais à la conclusion que j’étais malgré moi, en train de devenir le “grand sorcier” du village. Je devais donc rapidement trouver un espace plus discret où je pourrais travailler paisiblement. J’allais donc demander à l’auberge où je je m’était installé si je pouvais utiliser une salle à fin de recevoir ceux qui voulaient me rencontrer. Mais la seule salle disponible était réservée pour les témoins de Jéhovah. Il semblait hors de question qu’ils partagent cet espace de culte. Qu’à cela ne tienne. Mon activité sur la place publique me rapporta rapidement des amis qui entreprirent de faire le tour du village pour trouver une salle.

Nous allâmes d’abord à la mairie. Le maire me tint un discours digne d’un homme politique. Il me remercia vaillamment pour ma bravoure et les soins aux pauvres, que la communauté était fort heureuse de m’avoir, et qu’il me souhaitait une grande carrière. Mais pour obtenir une salle, il fallait que cela passe par le conseil d’administration… C’est à dire : “revenez dans un an”.

Le gardien de la prisonOn m’emmena ensuite au palais de justice. Je rencontrai Monsieur le Juge qui accepta que je soigne les détenus dans leurs cellules, mais pas pour y recevoir les gens de l’extérieur. Il craignait une évasion. Je suis donc allé en prison… soigner les deux pensionnaires de la communauté. Ces derniers insistèrent pour que je les prenne le thé avec eux, et pour que je les prenne en photo devant le potager qu’il cultivaient durant leur détention. J’ignorais quels étaient leur crime, mais je convins qu’ils avaient fait preuve d’une grande courtoisie à mon égard. Cependant, je n’avais toujours pas de salle pour m’occuper des autres. Ces autres qui, au fur et à mesure de mes déplacements devenaient de plus en plus nombreux. Se tenant à une distance respectueuse, je crois qu’ils voulaient être certain de pouvoir rencontrer : « el doctor diferente ».
Photo : Le gardien du péniencier.

Maria accueil les visiteursFinalement, ce fut Maria, l’employée de la banque municipale qui trouva la solution. Elle voulait absolument que je m’occupe d’une de ses filles qui, disait-elle : “ne grandit pas correctement”. Maria se rendit au couvent, et négocia avec la mère supérieure pour que l’on me prêta une salle. C’était dans l’intérêt des paroissiens et des pauvres, avait dit Maria. Finalement, après quelques concertations, les soeurs acceptèrent. Ainsi, après la prison, j’entrais au couvent.

Photo : Maria accueille les visiteurs

La première journée, je fus installé dans une pièce sombre et humide en arrière de la cuisine. J’y ai reçu beaucoup de gens, mais je ne me souviens pas combien. Le carnet de rendez-vous que tenait Maria était bien rempli. Le deuxième jour, les soeurs ayant compris que je venais vraiment dans l’intérêt des plus démunis, je fus promu, et eu le droit de m’installer dans la cuisine. Elles avaient poussé les tables et les chaises, nettoyé la cuisinière et installé une couverture bleue (ma couleur préférée) sur le sol en carrelage. Pendant les trois journées qui suivirent, je fus donc « el doctor diferente, qui soigne dans la cuisine ».
Seitai dans la cuisine du couventMaria recevait les visiteurs et les escortait jusque dans la cuisine. Elle se fit mon interprète, m’indiquant le nom de chacun et leur village d’origine. C’est ainsi que compris qu’un grand nombre de mes visiteurs m’avaient attendus au rassemblement organisé par Cosmé. D’une manière ou d’une autre, ils ont eu vent de ma présence à Appolo Bamba et ont fait tout le chemin jusqu’au couvent.
Photo : Je fus promu dans la cuisine.

Voilà les souvenirs que ces photos ont éveillées en moi. Une petite tranche de vie passée dans la Cordillère des Andes où, perdu dans une région isolée, dans le pays le plus pauvre d’Amérique latine, sans presque un sou en poche, j’ai suivi ma petite voix et fait vivre le chemin qui est en moi : mon chemin de Seitai.

Si je raconte cet événement dans ce blog : “Toucher la Vie”, ce n’est pas pour le simple plaisir de raconter mes aventures, ni pour vanter les bienfaits du Seitai. Je raconte cela pour souligner le fait que même perdu au bout du monde, dans un pays dont on ne parle pas la langue, sans ressources, et sans relations, il y a toujours un moyen, un chemin sur lequel avancer. Où qu’on soit, il y a toujours des opportunités, des rencontres qui nous placent devant les bonnes personnes. C’est inévitable. Tant que notre cœur bat, tant que nos désirs restent hardants et sincères, un chemin s’ouvrira toujours sous nos pas.

Si dans les terres les plus désolées de la planète, des populations entières sont capables de s’organiser, de partager le peu qu’elles possèdent et de se soutenir mutuellement, si un petit gars comme moi parvient à faire son chemin au bout du monde et à survivre en se rendant utile aux autres, il n’y a aucune raison pour que cela ne soit pas possible aussi dans nos pays si bien organisés, riches et confortables ?

Si nous prenions la peine de sortir la tête de hors de nos problèmes pour regarder au-dessus des pâquerettes, nous verrions bien que les opportunités de révéler notre talent personnel sont nombreuses. Il suffit de sentir et de nous ouvrir à ce qui nourrit pleinement nos coeurs.

Un cœur ouvert. C’est tout ce qu’il faut pour participer à l’avènement d’un monde plus simple et plus agréable pour tous. Nous pouvons tout faire, nous pouvons tout changer. Nous pouvons tous nous réaliser.

Vivez pleinement.

Olivier

Lever de soleil sur la Cordillère et le lac Titicaca

Photo : Levé de soleil sur le lac Titicaca et la Coridillère des Andes

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Sous-titre :
la confiance en soi est un faux concept qui inhibe votre vrai talent !
Il n’y a que l’amélioration des compétences.

Une des choses les plus tristes au monde, c’est une personne qui a un talent et qui n’ose pas s’en servir.

Je crois que tout le monde a un talent. Je veux dire, TOUT LE MONDE !

Par exemple, mon ami Jean-François joue de la guitare électrique comme un virtuose. Chose que j’ignorais, jusqu’à ce que je le vois, guitare à la main, en train de suivre sans sourciller l’un des plus grands guitaristes au monde. Un peu avant les fêtes, j’avais acheté des balles à jongler pour les enfants. Jean-François à pris les balles, et s’est mis à jongler avec une adresse surprenante. Tiens, me suis-je dit, en voilà un qui, derrière son rideau de nonchalance, fait secrètement des prouesses. Que sait-il faire d’autre qu’il ne m’a pas encore dit ?

Lorsqu’elle a pris sa retraite, Martine s’est mise à la peinture. Elle aime, ça se voit dans ses tableaux. Pourtant, avec un oeil exercé, on peut voir qu’elle retient encore son pinceau. Puis un jour que je lui rendais visite, je suis tombé sur un tableau différent de tout ceux qu’elle avait peint jusque là. D’inspiration abstraite dans un dégradé allant du bleu au blanc, la toile est venue me frapper en plein coeur. Ce n’était plus une reproduction neutre d’une image connue, ou d’une photo. Ce tableau venait d’elle, il y avait de la vie dedans, et ça m’a touché.

Maintenant, Martine souffre de vertiges depuis quelques semaines. Les différents médecins qu’elle a rencontré ne trouvent ni la cause, ni la solution, sauf : “C’est psychosomatique, Madame. Apprenez à vivre avec.” Ah ben merci les gars ça m’aide beaucoup ! Du coup, Martine est allée rencontrer Eric au dojo de Seitai de Paris.
Eric est un des plus anciens étudiants du groupe de Paris. Ça fait longtemps que je l’encourage à se lancer à enseigner, et à offrir des séances individuelles. Quand je lui demande pourquoi il tarde tant à se lancer, il me dit qu’il manque peut-être de confiance en lui. Pourtant, je connais bien son point fort, et cela ne m’a donc pas du tout étonné quand Martine m’a contacté pour me dire : “Eric et vraiment charmant. De plus, il a trouvé mon problème, et grâce à ses bons soins, je vais déjà beaucoup mieux.”

Que ce soit au sein de mon cercle d’étudiants ou de praticiens de Seitai, parmi mes amis, vous qui lisez ce blog, ou toute autre personne que vous connaissez, le nombre de talents est incalculable et d’une valeur inestimable. Je crois que l’important, est que chacun ose l’exprimer et le faire grandir.

La vidéo ci-dessous, présente Paul.
Paul est agent commercial. Il gagne sa vie en vendant des téléphones portables. Il a un talent caché, mais craint de le révéler. Un jour, il décide de participer à un petit concours, se disant que s’il perdait, il aurait là une bonne occasion d’abandonner son rêve. Le truc du genre : manque de confiance en soi. vous connaissez ? Le résultat fut autrement surprenant.

MONTEZ LE SON, sortez vos mouchoirs, et imaginez ce que votre vie serait si vous n’aviez plus peur. Plus jamais…

Vivez pleinement.

Olivier

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Je viens de trouver cette vidéo sur Youtube. Je l’ai trouvé non seulement drôle, mais ayant eu la chance de voyager un peu autour de la planète, j’ai aussi senti qu’elle réveillait quelque chose en moi.

Je me souviens de l’effet que cela faisait à certains membres de ma famille et à certains amis quand je leur parlais de mes voyages, des paysages que je voyais autour de moi, des rencontres humaines. Ça leur faisait du bien, parce que ça les faisait rêver.

Maintenant que j’ai déposé mon sac de voyage, c’est Matt qui me fait rêver. J’espère que ce petit film vous fera autant d’effet positif qu’à moi.

Ceux qui n’entendent pas la musique croient que le danseur est fou…

Au cas où la vidéo ne chargerait pas sur la page, cliquez ici pour la voir directement sur le site de YouTube

Voici également le lien vers son site : where the hell is Matt ? (Où diable est passé Matt?)

Vivez pleinement.

Olivier

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Hier, j’ai reçu un appel d’un vieil ami rencontré il y a bien longtemps durant mon séjour à Tahiti.
Il m’annonçait qu’il quittait la France pour aller s’installer sur l’île de la Réunion. Dans la conversation, il m’avouait qu’il avait pris cette décision en accord avec son épouse, après avoir reçu mes vœux pour la nouvelle année.

En effet, dans mon bref mail, je mentionnais les souvenirs joyeux que nous avons partagés en Polynésie, le plaisir de vivre en contact avec un cadre naturel sublime, les lagons, la mer, la plongée, le surf, les soirées entre amis…

Ce n’était pas mon intention, mais il semble que mon message lui a fait l’effet d’un électrochoc qui l’a plongé dans une rétrospective des trois dernières années. Il en arriva à la conclusion que, malgré son intégration réussie dans la vie professionnelle et sociale dans le sud de la France, il ne goûtait pas au bonheur autant qu’il voulait s’en persuader.

Du coup, avec sa femme ils ont choisi de repartir à zéro, afin de vivre la vie telle qu’ils l’envisagent vraiment ensemble. Tous les deux sont bien conscients des conséquences d’un tel choix. Mais ils le désirent tellement que déjà, les choses se mettent en place en leur faveur. La maison, la voiture, l’entente cordiale avec l’employeur actuel, les contacts utiles pour redémarrer dans leur nouvel espace ,etc. Toutes les opportunités arrivent sans pratiquement aucune résistance. D’ailleurs, Jennifer a déjà trouvé un emploi dans ses cordes.

J’ai moi-même connu des situations similaires, notamment lorsque j’ai entrepris de partir au Japon à l’âge de 21 ans, quand je suis allé résider à Tahiti, pendant que je voyageais autour du Monde, ou encore, quand je suis venu au Québec. J’étais tellement en attente de découvrir et de vivre de nouvelles expériences, que tout ce qui pouvait receler un aspect négatif était devenu “inexistant”. Du coup, je n’ai éprouvé pratiquement aucune difficulté. Tout ce dont j’avais besoin pour avancer m’était comme apporté sur un plateau, toujours par les bonnes personnes au bon moment.

Je crois qu’ils sont nombreux les êtres humains sur la planète, qui caressent le rêve de changer tout ou partie de leur vie. Je me doute aussi que, ce qui les retient, relève pour beaucoup de peurs et de croyances si profondes, qu’elles inhibent la possibilité de réaliser leurs rêves.

Pour ma part, je n’ai pas de “technique secrète”. Certains parlent de lâcher-prise, mais je ne crois pas que ce soit le point de départ exact. Ce qui a facilité mon chemin, et je suis certain qu’il en va de même pour mon ami et sa femme, c’est le fait de savoir rester ouvert à l’enthousiasme qui se dégage quand je me tourne vers mes désirs.
Pour dire vrai, plus l’image que je me fais se clarifie, plus elle me paraît réelle et accessible. Elle génère de l’enthousiasme, du plaisir anticipé. Je crois que c’est ce mécanisme intérieur qui permet finalement de lâcher prise. Pas la peine d’y réfléchir, cela se fait tout seul. Cependant, cela peut sembler impossible si l’on reste branché sur nos craintes et sur nos appréhensions. Il est bon parfois de cesser de se poser des questions, et de se mettre à l’action tout simplement. De toute façon, face à l’inconnu, nous somme toujours dans la situation de découvrir et d’apprendre.

Attention. Je ne dis pas qu’on n’éprouve pas de difficulté en chemin. Il y en a toujours. Mais je vous assure que le niveau de ces difficultés est directement déterminé par l’état d’esprit avec lequel on les aborde.

Autre chose. Pour recevoir la nouveauté dans notre vie, il faut accepter que quelque chose s’en aille. J’ignore pourquoi précisément. Je me dis que c’est une question d’équilibre.
Déménager implique de laisser une maison, un emploi, des amis, mais permet aussi de faire d’autres rencontres, de voir de nouveaux espaces. Idem lorsqu’on se sépare ou qu’on envisage de changer d’emploi. On n’abandonne rien. On fait simplement de la place à de nouvelles opportunités, de nouvelles expériences.

Cela m’est aussi arrivé de craindre de blesser quelqu’un ou de m’exposer à son jugement désapprobateur. Mais aussi vrai que l’univers est en expansion, on ne peut pas ne pas évoluer. En outre, je crois qu’en tant qu’êtres humains, nous avons le devoir de remplir nos vies pour les rendre belles et satisfaisantes, au moins pour nous-mêmes, et pourquoi pas donner l’exemple. Avec ou sans vous, tout le monde va devoir faire son évolution. Ainsi, pourquoi perdre nos rêves (et notre santé) en restant sur place quand la vie passe juste devant nos portes ?

John Grinder, cofondateur de la PNL, me disait une fois : “le futur est juste au bout de ta main”.
Imoto Kuniaki, dans son dojo de Tokyo affirmait : “la santé, ce n’est pas guérir ou soigner la maladie. La santé c’est vivre intensément sans s’imposer de buts inutiles.”

Chaque bouffée d’air que je respire aujourd’hui, est un plaisir intense qui donne du sens et de la valeur aux changements que j’ai désiré, ainsi qu’aux épreuves que j’ai réussi à dépasser. Cela fait désormais partie de mon apprentissage. Je crois que c’est cela aussi qui rent tout à chacun riche de la vie.

Vivez pleinement.

Olivier

etre l'auteur de sa vie couverturPS : Si vous recherchez un soutien pour apporter un changement dans votre vie, je vous conseille vivement un ouvrage simple, direct, pratique et efficace : “Etre l’Auteur De Sa Vie : Choisir Sa Vie”, de Michelle Noël (Editions Quintessence). “On a le droit de changer sa vie. Tout peut changer, tout est possible”.

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