Maux de gorges et otites, je connais bien. Quand j’était tout petit, j’en ai souffert tellement souvent que ma mère a probablement du se demander s’il ne serait pas préférable de me laisser en pension chez le médecin. 8-(
Pour vous éviter de nombreux soucis et des nuits sans sommeil, consultez l’article que j’ai écrit le 16 janvier 2008 pour soigner les otites sans médicaments. Toute personne, enfant ou adulte, qui souffre d’une otite peut s’en tirer très rapidement grâce à ces simples informations.
Aujourd’hui, je reviens sur ce sujet car ce week-end, ce vieil ami d’enfance (l’otite) est revenu me voir et a investi sans réserve mon oreille gauche. Aouh ! J’avais oublié combien ça fait mal !
Lors d’une otite, l’attention de pratiquement tout le monde, spécialiste ou non, est entièrement accaparée par la douleur dans l’oreille. La logique des temps moderne s’évertue à chercher la cause du mal là où s’exprime la douleur. Nous avons progressé dans ce sens à tel point que notre technologie scientifique a développé le moyen de placer un système d’évacuation lorsque les trompes d’eustache (canal d’évacuation de l’oreille interne) se bouchent. On appelle cela le “yoyo” ou encore aérateur transtympanique. Si le corps était une machine à l’image d’une automobile, ce serait peut-être une solution idéale.
Sur le forum de France 5, j’ai trouvé le témoignage d’une maman dont le fils à reçu cette opération à l’age de 19 mois. Aujourd’hui, l’enfant a 4 ans et commence à peine à se stabiliser. Il a reçu pas moins de 38 ordonnances avec leur lot inévitable d’antibiotiques sous toutes les formes existantes : intraveineuse, perfusion, en gouttes dans l’oreille et en comprimés.. Il a reçu 4 opérations et a passé 1 semaine compléte à l’hôpital, et je vous passe les détails. Lisez les forums, et vous verrez que ce n’est pas un cas isolé.
Le corps humain n’est pas une automobile. Il a ses règles de fonctionnement qui dépendent du vivant. Pratiquer la médecine sans connaître ces règles, est comme soigner une carie dentaire avec un pic-à-glace. Ça fait des dégâts.
Si comprendre les mécanismes de la vie vous intéresse profondément, et si vous êtes très attentif(ve), vous remarquerez certainement un enraidissement du corps dans la région des omoplates. Spécifiquement au niveau des 5e et 6e vertèbres dorsales. C’est la condition principale qui accompagne les otites.
Cette condition a d’autres répercussions, notamment sur le cou. Le sterno-cléido-mastoïdien se durcit au niveau de la 4e vertèbre cervicale en lien avec l’oreille. Il suffit de toucher délicatement le cou pour s’en rendre compte.
Maintenant, il y a d’autres répercussions. Lors d’une otite, la structure des chevilles se durcit également. La malléole externe (partie inférieure du péroné qui a l’apparence d’une boule au niveau de la cheville) semble s’effondrer vers le talon. Tous ces phénomènes sont directement en lien avec la perte de mobilité de la 5e dorsale : D5.
Dans le corps humain, et peut-être également pour les autres mammifères, D5 concerne le fonctionnement des reins, la souplesse du thorax, la capacité à transpire, l’oreille interne et le canal semi-circulaire. C’est donc à ce niveau qu’il faut apporter notre attention, et non dans l’oreille.
Le Seitai enseigne divers techniques qui servent à détendre le cou et l’oreille, en réajustant D5. Ma préférée consiste à redresser les malléoles. Le résultat est quasiment instantané. Je l’ai démontré à ma compagne au début de l’hiver, lorsqu’elle même a ressenti les premiers signes de l’otite.
Après une marche sous la neige, nous prenions l’apéritif chez son père. Sentant une vive douleur, Marie-Jeanne me demanda s’il y avait un moyen de la soulager. Je posai mon verre et lui attrapais la cheville (généralement c’est la cheville du côté où l’oreille fait souffrir) pour lui remonter la malléole. Bien maîtrisée, cette technique ne prend que quelques secondes, mais agit très intensément. J’avais à peine reposé son pied au sol que Marie-Jeanne exprimait déjà un soulagement. Arrivés à la maison, elle avait totalement oublié.
J’en parle avec aisance. Cependant j’avoue que cette technique est dure à réaliser, notamment sur un adulte. Cela peut prendre des mois d’entraînement avant d’en avoir une bonne maîtrise. Ne croyez personne qui vous dirait le contraire.
C’est pourquoi, si vous ne connaissez pas de cette technique, ou n’êtes pas à l’aise avec, je recommande vivement un autre principe que j’ai appris de M. Imoto à Tokyo. C’est un principe très simple que vous pouvez faire vous-même. Il vous paraîtra peut-être désuet tellement il est ancien. Votre grand-mère le pratiquait peut-être, et avec raison. Il s’agit du bain de pieds chaud.
Le fait d’immerger vos pieds jusqu’aux chevilles, dans un bain très chaud, aura pour effet de détendre toutes les parties de votre corps qui s’engourdissent (D5, D6, les reins, les malléoles, l’oreille interne) et provoquent l’otite.
La chaleur pénétrant par vos pieds (notamment la voûte plantaire), vous ressentirez probablement comme un pincement qui se propage dans diverses partie de votre corps : la hanche, le bas-ventre, les thorax, la gorge, etc. Chaque personne a ses propres sensations. Maintenant, sachez que vos sensations dénoncent sans détours les parties de votre corps qui, en perdant leur vitalité, aboutissent à l’otite.
Il me semble que la techniques des bains qu’enseigne le Seitai est un excellent moyen de découvrir et de renouer avec son corps.
Lorsque le bain perd peu à peu sa chaleur, votre corps va commencer à se détendre, vous allez probablement transpirer. C’est souhaitable. Plus la transpiration est abondante, plus D5 se relâche, tandis que vos reins se disposent à fonctionner.
J’ai écrit plus haut un bain “très” chaud. Ce détail est important car le bain doit agir comme une stimulation de votre énergie vitale et réveiller les zones endormies de votre corps.
On me demande souvent quelle est la bonne température pour le bain. La réponse n’est pas simple. Elle demande un peu d’entendement. Chaque personne est unique, et chaque cas est un cas particulier. Ainsi, la bonne température est celle qui est à la limite du supportable pour vous, ou pour votre enfant. Vous devez pouvoir plonger vos pieds dans l’eau, mais cela demande malgré tout un peu de bonne volonté. La chaleur de l’eau doit “Saisir le corps”. C’est alors que vous ressentez comme un pincement dans votre corps, mais pas une douleur insupportable. Prenez soin de ne pas vous brûler.
Trouvant l’eau du bain trop tiède, la mère d’un ami qui prenait mes conseils avec sérieux, versa une casserole d’eau bouillante dans sa bassine, sans retirer ses pieds au préalable. Lorsque je la rencontrai le lendemain, elle avait sous la voûte plantaire une ampoule grosse comme le poing. Ce n’est vraiment pas la peine d’en faire autant.
Hors-mis ce dernier détail, immergé mes pieds dans l’eau chaude est exactement ce que j’ai fait pour mon oreille samedi soir. Dimanche matin, je me suis réveillé sans aucune douleur. Si je ne connaissais pas le Seitai, j’aurai pu croire à un miracle. Notez que c’est une très bonne chose de boire un grand verre d’eau avant le bain.
Ce principe est bien trop simple pour intéresser les techno geeks de la médecine moderne. Pourtant, je garantie qu’il pourra vous éviter de nombreux tracas et beaucoup de nuits blanches. Certaines mamans qui ont lu mon article précédant sur le sujet m’ont envoyé leurs remerciements.
Si vous ou vos enfants êtes concernés par les otites, servez-vous de cette connaissance en confiance. Lorsque cela sera fait, découvrez d’autres façons que les japonais ont d’utiliser le bain pour détendre leur corps et soigner de nombreux maux tels que l’asthme, ou encore la cystite, avec sérénité. Les informations sont rassemblées dans un dossier que j’ai composé à votre intention. Il vous suffit de suivre ce lien : les bains “à la japonaise”.
Vivez pleinement
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bonjour
je lis votre article avec intérêt. Mon fils de 11 mois a une otite. J’ai fais des cataplasme à l’oignon et ce soir j’ai tenté le bain de pied chaud. C’est difficile de savoir quelle température est correcte pour lui. Il a l’air d’avoir bien supporté la chaleur mais je n’ai pas osé rajouter du chaud (l’eau était à 46 degrés).
je trouve cela difficile de ne pas immerger les maléoles… d’autant qu’il bouge. Est-ce gênant si elles sont dans l’eau ?
combien de temps est-ce bien qu’il y reste ?
merci
Bonjour,
Bonne question que tu poses ici.
il est vrai que si le bain semble chaud pour un adulte, il le sera davantage pour un nourrisson. D’où l’intéret pour les gens du 21e siècle de retrouver, voir de se rééduquer à “sentir”.
C’est un fait aujourd’hui que l’on est beaucoup plus portés à comprendre, à conceptualiser, à savoir, que de tout simplement sentir. Souvent on parle d’empathie, mais ce mot a beaucoup été déformés par les tendances new age dans lesquels basculent facilement les praticiens et les adeptes des médecines dites naturelles.
46º, c’est chaud, même pour toi je suppose. Ainsi, je fais appel à ton instinct de mère qui peut percevoir par delà les mots la température idéale pour ton bébé. Certes, il faut que le bain soit chaud afin de stimuler le système de défense du corps. Mais il n’est pas question d’incommoder l’enfant.
Ensuite, les enfants bougent tout le temps. C’est normal. Si ton bébé bouge les pieds parce que le bain est trop chaud, pour ce qu’il n’aime pas le contact de l’eau, tu peux le “ressentir”. Maintenant, pense que le petit corps des enfants réagit très vite. Ainsi, dès que les pieds deviennent rouges, ou dès qu’il y a transpiration, tu sais que c’est bon d’arrêter le bain, même s’il n’a pas respecté la limite des maléoles.
Cette dernière information est surtout importante pour les personnes à l’esprit dispersé, ou qui maîtrisent mal leur corps. Le fait de plonger les pieds en gardant les maléoles hors de l’eau oblige à faire un effort d’attention qui, pour un petit moment, les ramène dans leur corps.
Bien amicalement.
Olivier