Santé et bien-être pré-existent avant la maladie

Seitai 30 Minutes Live 25e

Bonjour ,

De plus en plus fréquemment, je reçois des demandes de lectrices et lecteurs au sujet de leur santé. La plupart du temps, ce sont des demandes d’informations ou l’on me demande si je peux soigner ceci ou cela, ou si le le Seitai peut les aider.

armsCertes, aux yeux du plus grand nombre, le Seitai est un art utilisé pour soigner le corps et rétablir la santé. C’est en tout cas sous cet aspect qu’il est le plus connu, notamment grâce aux travaux de M. Noguchi et de M. Imoto. Ayant suivi une formation intensive de 11 années sous la direction de M. Imoto, j’ai bien entendu acquis un panel de connaissances et de techniques pour atteindre ce but. Cependant, comme je l’ai souvent exprimé dans le Seitai Live, je ne suis pas médecin. Je ne peux donc pas parler de médecine, et encore moins faire de diagnostique. Le mieux que je puisse faire est de partager une information culturelle, c’est-à-dire : expliquer comment les japonais s’y prennent pour rétablir leur santé avec le Seitai. L’intention de ce partage est d’ouvrir une porte à ceux qui cherchent, en souhaitant que cela les inspire à venir explorer plus profondément cette connaissance. Je n’ai cure de m’octroyer un pouvoir sur autrui pour paraître ce que je ne suis pas.

Ma motivation à aborder le thème du bien-être et de la santé avec le Seitai découle d’une parole prononcée par M. Imoto à la fin d’un cours : “prêter sont attention à la maladie génère plus de maladie. La santé préexiste en vous bien avant la maladie. C’est cela qu’il faut retrouver. Pour cela, il faut retourner à l’origine.” Ces paroles sont restées le fil conducteur de ma démarche depuis que j’ai quitté le Japon il y a prèsque de 10 ans.

En lisant les lignes qui suivent, il se peut que vous ne soyez pas entièrement d’accord avec moi, ou peut-être ne me comprendrez vous pas. Essayons quand même.

Si vous observez attentivement, vous constaterez qu’une très grande partie de la population humaine est conditionnée à accorder son attention à la maladie, à ce qui ne va pas bien dans la vie, aux désastres naturels et humains, au besoin de lutter contre quelque chose ou quelqu’un, à la crise économique, etc. Ce conditionnement a cela de néfaste qu’il vous fait basculer dans un monde où vous n’avez pas de choix, où le pouvoir est hors de vous, et où vous n’avez pas de repère, pas de puissance personnelle. C’est grave n’est-ce pas ? Pourtant nous sommes une immense majorité emmitouflés dans ce confortable engourdissement des sens et du bons sens.

En contre partie, arrive une autre vague très forte elle aussi. Elle en appelle à la lumière, à l’éveil spirituel, au “tout est bien, tout va bien”, etc… D’une certaine façon, c’est préférable à l’égoïsme, à la peur, ou à la guerre de “tous contre tous”. Cependant, si vous prenez la peine de considérer cette vague avec votre ki, et non en conceptualisant, vous risquez de découvrir que cette tendance elle aussi, n’est qu’une illusion de plus dans nos esprits. C’est un peu comme un exutoires dans lequel beaucoup s’engouffrent pour échapper à leur refus d’un monde jugé moche et brutal, et fuir leurs peurs. C’est un autre conditionnement. Rien de plus.

Si vous comprenez que ces deux modes de penser sont le fruit de notre conceptualisation  de la vie, alors vous devez voir clairement que le monde qui nous entoure,  laid ou beau, vient de nous. Il est une vue de l’esprit, et non la vie elle-même. A cela, je me permets d’ajouter que : aussi longtemps que nous tenterons de saisir la vie et son sens, exclusivement par la pensée, par l’esprit et notre pouvoir de conceptualiser, nous n’entrerons que très rarement en contact direct avec ce qu’elle est pour elle-même.

Si toute fois, vous vous intéressez à vous rapprocher de la vie, sans chercher à en prendre possession par l’intellect, il se peut que vous vous trouviez soudainement au seuil d’un monde bien différent, plus simple, plus paisible, où le bien-être et  la santé occupent  une place toute naturelle. Un monde qui est plus proche de vous que la pointe de vos pieds, et bien réel parce que palpable.

Hier soir, je me promenais dans la campagne avec mon amie Chantale. Voyant sa posture et sa démarche, je luis dis : “tu marches comme quelqu’un qui n’a pas le temps”. Pris de court par une telle “attaque”, l’esprit rationnel est presque toujours tenté de se  justifier, et déverse des flots de mots pour expliquer ce qui, en fait, est tout à fait inconscient. Je lui répondis simplement : “mets-toi dans ton ventre”, et lui indiquai une façon très simple de faire cela. Docile, elle s’exécuta. Je fus amusé de la voir passer l’heure qui suivi, et toute la soirée,  dans un silence profond d’où rayonnait une joie et un bonheur intense d’être tout simplement présente à elle-même. Son état d’être bien paraissait clairement grâce à son corps qui avait changé d’attitude en prenant, si je puis dire, la forme des ses pensées. La seule chose qu’elle pu exprimer fut : “c’est tellement simple. Il n’y a pas de mots”.

J’ai appliqué ce principe que j’appelle : “le sentiment corporel”, de très nombreuses fois, sur moi-même d’abord, puis avec des amis et des parents. Qu’il s’agisse de douleurs physiques violentes, de chocs émotionnels, d’angoisses ou de dépressions, chaque fois, nous avons constaté les mêmes phénomènes de soulagement, de détente et de libération. Il n’y a là aucun miracle, rien d’extraordinaire en soi. Par ailleurs, je n’aurai pas la naïveté  de prétendre soigner les maladies avec cela. Cependant, je suis convaincu que cela donnera une bonne base de départ pour vos démarches vers le changement et la guérison. Llorsque vous prenez le temps d’inviter votre attention à se disposer de telle sorte qu’il est possible de reconnaitre la présence du vivant en vous, de façon tactile et non conceptuelle, la pensée se détend, et la vie reprend son droit dans votre corps.

A toutes les personnes qui souffrent parce que le monde va mal, ou parce que leur corps fait mal, ou si une personne savante a mis un nom sur votre inconfort de telle sort que vous n’avez plus de pouvoir, je propose cette exploration du sentiment corporel. C’est une démarche qui vous permettra de découvrir si oui ou non, ça change quelque chose de retrouver la présence de la vie en vous. J’ai plaisir à apporter mon aide à celles et ceux qui font appel à moi. Cependant, plutôt que systématiquement s’en remettre à autrui, je crois bien plus enrichissant de vous mettre au pied du mur pour retrouver en vous-mêmes cet étonnant pouvoir qui fait battre votre cœur et permet à votre corps de se dresser. C’est une source accessible à tout moment, sans rituelle ni formule magique qui ne demande que du bon sens, et un peu d’attention.

Ainsi, en compagnie de Chantale, nous allons tenter de faire un petit bout de chemin vers la source de notre bien-être.

“Mettez votre confiance dans le principe en vous qui a le pouvoir de vous donner la santé parfaite” W. Wattles

Laissez vos commentaires, impressions et questions en bas de la page.

Vivez pleinement.

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Note : le Sentiment Corporel n’est pas l’enseignement du Seitai, même si par essence, il est au cœur de toute sa pratique. J’ai présenté ce cheminement à quelques occasions lors de certains stages et rencontres de Seitai. Toutefois, je n’en ai pas fait un enseignement, et ai toujours précisé que la forme est en évolution constante et non encore aboutie. A ce jour personne ne peut prétendre avoir reçu d’enseignement ou d’instruction venant de moi, ni prendre la liberté de le transmettre, ou de le faire pratiquer à autrui. Toute affirmation contraire serait mensongère.

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Olivier