Ça passe par le corps
Publié par Sophiedelabrosse dans Développement personnel, Santé Bien-être, SeitaiLorsque que j’ai commencé à pratiquer le seitai, j’entendais souvent parler de l’importance de la cambrure, de la souplesse dans les hanches et de la force dans le bas du ventre. J’entendais également des phrases comme «le corps a tout ce qu’il faut pour retrouver la santé et vivre une vie épanouissante», ou «on peut tout à fait traverser les épreuves qu’on rencontre au cours de notre vie de façon sereine, si on est fort dans notre bas-ventre». Évidemment, ça m’attirait, mais je me disais «je veux bien, mais je ne crois pas que ce soit possible pour moi».
Lors de mon premier stage avec Olivier, je l’ai entendu affirmer: «La guérison, ça passe par le corps, on n’a pas besoin de réfléchir» Et vlan! Si j’avais extériorisé ma pensée, les gens autour m’auraient vu sauter d’au moins un mètre de haut, me lever et sortir en claquant la porte. Ma timidité et ma curiosité ont fait que je suis restée assise. Je ne pouvais croire que tout le temps passé et l’argent dépensé à m’analyser, à comprendre le pourquoi et le comment de mon passé, de mes comportements étaient remis en question. D’autant plus que j’étais devenue très compétente dans ce domaine!
Pourtant, même avec cette compétence, je souffrais. Mon corps était pour moi une chose abstraite, avec laquelle je devais me battre car j’avais mal partout en dedans. C’est en réalisant que ma façon de percevoir la vie changeait au fur et à mesure que mon corps se transformait, que j’ai commencé à saisir. Avec la pratique des exercices de seitai (taisôs), mon corps a commencé à se disposer autrement, prenant le dessus sur mon mental bruyant. J’ai ressenti un bien-être instantané dès que j’ai commencé à pratiquer. C’est ce qui m’a incité à continuer. Ce n’était plus une philosophie mais une réalité palpable. Une partie de moi doutait encore. C’était trop simple. Pourtant, tout mon corps disait oui.
J’ai réalisé que mon mental avait pris toute la place. Vivre pour moi était devenu attendre, dans une inquiétude insupportable, qu’arrive un coup dur que je n’aurais pas la force de surmonter. J’étais en «stand by». Moi qui était complètement paralysée par la peur, je me suis rendue compte que de retrouver ma cambrure m’apportait une envie de vivre que je n’avais pas senti depuis très longtemps. En ressentant un espace confortable dans mon ventre et de la souplesse dans mon corps, j’ai aussi retrouvé des sensations agréables dans celui-ci. J’ai réalisé combien je me coupais de tout plaisir, de toutes réalisations, et que tous mes rêves étaient complètement étouffés. Je me coupais de qui je suis vraiment. Cette séparation était la source de ma souffrance.
Bien sûr, c’est un chemin qui se construit peu à peu. D’avoir fait quelques pas déjà, me redonne une sensation de vie qui circule en moi. Ce chemin me fait découvrir la vie de façon tellement savoureuse que j’ai envie d’aller plus loin. Ma vie est belle depuis que j’arrive à la sentir de l’intérieur. La vie que je désire vivre prend place autour de moi exactement de la même façon dont je la sens s’installer en moi.
Ça m’aura pris presque deux ans avant d’affirmer, hors de tous doutes, que la guérison passe par le corps sans avoir besoin de réfléchir. La seule chose qui me permet d’en être aussi certaine est d’en voir fait l’expérience, tout simplement!
Sophie de la Brosse
Tags: corps, Santé, Seitai, taiso, vie












Bulletins (RSS)
26 avril 2008 à 13 - Editer
Hello ! Est-ce qu’il existe quelque chose en Suisse ? Ca m’intéresse, mais je ne trouve pas grand-chose pour l’instant… Bonne soirée !
9 mai 2008 à 52 - Editer
Bonjour Sandy,
La réponse vient tardivement. Sophie a eu des difficultés à envoyer une réponse par le blog.
tu trouveras peut-être ton bonheur ici :
http://toucherlavie.com/membres/membres/autres_membres_imoto_seitai.html
Maintenant,je ne garantie pas qu’il y a des cours en Suisse.
Bien amicalement
Olivier