Archives pour avril 2008
Désolé pour l’entrée en matière un peu “Rock ‘n Roll”, je n’ai pas pu résister.
Jeudi soir, j’ai fait une présentation devant les membres du Yoseikan Budo de Rimouski sur le thème : Comment intégrer le Seitai dans la pratique des arts-martiaux. L’événement était organisé par Sylvain Saint-Pierre, pour une audience d’une trentaine de personnes, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes.
J’ai présenté les bases du seitai indispensables pour développer, ou entretenir, une bonne pratique sportive. Même s’il n’est pas nécessaire d’avoir le savoir d’un médecin ou d’un kiné pour faire du sport, il est cependant très utile de connaître les règles du “corps juste” pour qui recherche la mobilité, l’efficacité et l’excellence, tant dans la pratique martiale, que dans la vie quotidienne.
Voici un extrait de la présentation de jeudi. Elle donne un petit aperçu de la vision du Seitai, et vous guidera dans un petit exercice très simple grâce au quel vous comprendrez le dernier article de Sophie posté hier (c’est ici). Peut-être même découvrirez-vous quelque chose à votre propre sujet, même si vous ne faites pas d’arts-martiaux. Voyez la vidéo, puis laissez un commentaire.
Vivez pleinement.Olivier
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Tags: aikido, arts-martiaux, bien-être, judo, junbi undo, karate, kendo, kung-fu, Santé, Seitai, sport, taiso, yoseikan budo
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Lorsque que j’ai commencé à pratiquer le seitai, j’entendais souvent parler de l’importance de la cambrure, de la souplesse dans les hanches et de la force dans le bas du ventre. J’entendais également des phrases comme «le corps a tout ce qu’il faut pour retrouver la santé et vivre une vie épanouissante», ou «on peut tout à fait traverser les épreuves qu’on rencontre au cours de notre vie de façon sereine, si on est fort dans notre bas-ventre». Évidemment, ça m’attirait, mais je me disais «je veux bien, mais je ne crois pas que ce soit possible pour moi».
Lors de mon premier stage avec Olivier, je l’ai entendu affirmer: «La guérison, ça passe par le corps, on n’a pas besoin de réfléchir» Et vlan! Si j’avais extériorisé ma pensée, les gens autour m’auraient vu sauter d’au moins un mètre de haut, me lever et sortir en claquant la porte. Ma timidité et ma curiosité ont fait que je suis restée assise. Je ne pouvais croire que tout le temps passé et l’argent dépensé à m’analyser, à comprendre le pourquoi et le comment de mon passé, de mes comportements étaient remis en question. D’autant plus que j’étais devenue très compétente dans ce domaine!
Pourtant, même avec cette compétence, je souffrais. Mon corps était pour moi une chose abstraite, avec laquelle je devais me battre car j’avais mal partout en dedans. C’est en réalisant que ma façon de percevoir la vie changeait au fur et à mesure que mon corps se transformait, que j’ai commencé à saisir. Avec la pratique des exercices de seitai (taisôs), mon corps a commencé à se disposer autrement, prenant le dessus sur mon mental bruyant. J’ai ressenti un bien-être instantané dès que j’ai commencé à pratiquer. C’est ce qui m’a incité à continuer. Ce n’était plus une philosophie mais une réalité palpable. Une partie de moi doutait encore. C’était trop simple. Pourtant, tout mon corps disait oui.
J’ai réalisé que mon mental avait pris toute la place. Vivre pour moi était devenu attendre, dans une inquiétude insupportable, qu’arrive un coup dur que je n’aurais pas la force de surmonter. J’étais en «stand by». Moi qui était complètement paralysée par la peur, je me suis rendue compte que de retrouver ma cambrure m’apportait une envie de vivre que je n’avais pas senti depuis très longtemps. En ressentant un espace confortable dans mon ventre et de la souplesse dans mon corps, j’ai aussi retrouvé des sensations agréables dans celui-ci. J’ai réalisé combien je me coupais de tout plaisir, de toutes réalisations, et que tous mes rêves étaient complètement étouffés. Je me coupais de qui je suis vraiment. Cette séparation était la source de ma souffrance.
Bien sûr, c’est un chemin qui se construit peu à peu. D’avoir fait quelques pas déjà, me redonne une sensation de vie qui circule en moi. Ce chemin me fait découvrir la vie de façon tellement savoureuse que j’ai envie d’aller plus loin. Ma vie est belle depuis que j’arrive à la sentir de l’intérieur. La vie que je désire vivre prend place autour de moi exactement de la même façon dont je la sens s’installer en moi.
Ça m’aura pris presque deux ans avant d’affirmer, hors de tous doutes, que la guérison passe par le corps sans avoir besoin de réfléchir. La seule chose qui me permet d’en être aussi certaine est d’en voir fait l’expérience, tout simplement!
Sophie de la Brosse
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Tags: corps, Santé, Seitai, taiso, vie
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Tiens, ce soir je me sens dans un drôle d’état d’esprit. J’ai le goût de partager un moment tranquile avec vous, mais pas envie d’écrire. Voyez-donc cette vidéo qui nous changera les idées à tous.
Vivez pleinement
Olivier
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Tags: , Seitai, yael naim
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Bonjour à vous!
Je m’appelle Sophie de la Brosse
Le seitai et moi nous nous sommes rencontrés il y a plus de deux ans. J’ai regardé de loin, j’ai reniflé, j’ai goûté, j’ai savouré les effets et j’ai commencé à avoir de plus en plus faim. Enfin, je trouvais quelque chose de nourrissant pour moi! Par l’intermédiaire de Jean-François Brideau j’ai rencontré Olivier Nesmon et nous avons alors formé un petit groupe d’élèves à Québec qui désiraient apprendre cet art afin, éventuellement, de le transmettre.
Me voilà donc deux ans plus tard, déjà beaucoup transformée, ayant laissé tombé peu à peu beaucoup d’activités et de préoccupations pour faire plus de place à cette pratique que j’aime. En plus des weekends de formation qu’Olivier nous donne à chaque mois, j’ai la chance d’aller passer du temps chez lui à Baie des Sables car du temps, j’en ai maintenant!
D’ailleurs je reviens tout juste d’une semaine magnifique là-bas. J’ai envie de partager, non pas ce que j’ai vécu car il faut vivre l’expérience elle-même, mais plutôt ce que j’ai découvert à travers une activité toute simple : la promenade.
Comme une enfant, j’ai marché comme si c’était la première fois et j’ai redécouvert des sensations formidables de mon corps. Aux côtés d’Olivier qui m’invitait à m’ouvrir à la perception de mon ventre, de mon bassin, de mes iliaques, de mon tanden, ma démarche toute entière se transformait peu à peu. Tout mon corps se redressait, mon thorax s’ouvrait, mon regard s’élevait vers l’horizon, le rythme de mes pas ralentissait, mes mouvement étaient plus fluides, mes jambes semblaient plus légères. Automatiquement, sans que j’aie eu besoin d’y réfléchir, mes pensées sont devenues plus calmes, plus claires, plus ouvertes. Un paysage se dessinait en moi. Je sentais de la place en moi et celle-ci devenait palpable, présente. Je sentais en parallèle tout ce qui m’entourait prendre place en moi sans me sentir menacée de perdre la mienne. Comme si chaque chose, chaque élément, moi y compris, avait enfin sa place. C’était beau. Comme de l’art. J’ai senti ce qu’Olivier m’avait présenté comme l’art de la promenade.
Juste cette simple promenade a changé quelque chose dans la façon dont je désire vivre ma vie, c’est mon nouveau défi. Je commence à saisir comment le seitai prend un tout autre sens lorsqu’il est appliqué à tous moments de la vie, lorsqu’il devient un art de vivre. Comme quoi il n’y a pas d’âge pour apprendre à marcher! Voilà un trésor que j’ai découvert cette semaine-là et ce n’est qu’une porte qui s’est ouverte sur une multitude d’autres.
Je vous invite à jouer le jeu de l’enfant qui réapprend à marcher, à respirer, à bouger, à sentir ne serait-ce que pour risquer d’y découvrir vos propres trésors. Au plaisir de vous retrouver pour partager d’autres expériences de mon cheminement sur la voie du seitai et de lire vos commentaires.
Sophie

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Tags: art de vivre, Développement personnel, promenade, Seitai
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la nuit de vendredi à samedi a été une des pis, mais aussi une des plus stimulantes, que j’ai vécu depuis le début de l’année.
Pris de douleurs violentes à cause d’une indigestion, j’ai exploré en silence l’art de faire des grimaces dans le noir…
Ce n’était pas la première fois que je faisais une indigestion. Ainsi, j’ai bien reconnu les premiers signes s’organiser doucement dans l’après-midi. Instinctivement, j’ai su a quoi m’attendre. Je savais que ça ne serait pas joli, joli.
Depuis le début de l’après-midi, les douleurs allaient grandissantes, me traversant le foie de part en part. Ça me donnait l’impression qu’un vilain dragon cracheur de feu avait pris mon ventre pour une aire de jeu. Je crois bien qu’il s’est fait plaisir, parce que pour ma part, ça devenait intenable. J’avais vraiment du mal à garder le visage impassible. Le soir venu, je me couchai malgre tout, me disant que si j’arrivais à m’endormir, le dragon dans mon ventre se lasserait et partirait pour de bon. Ce fut une excellente idée. Sauf que, ce dragon là se fichait pas mal de ma bonne idée et continuait allègrement de faire des galipettes et de cracher son feu. Il avait pris des forces depuis le début de l’après-midi. Et moi, je commenais à perdre patience.
Vers deux heures du matin, perclus de douleur, j’allais me rouler sur le tapis du salon. Il me fallait plus de place pour continuer mon concours de grimaces. Ma compagne s’étant réveillée, je lui demandai de me préparer une serviette chaude que je voulais appliquer sur mon ventre.
Le principe de la serviette chaude est une technique simple aux vertus surprenantes. C’est merveilleux pour calmer et soulager toutes sortes douleurs. C’est une des meilleure techniques naturelles que je connaisse. J’ai ressenti un léger apaisement, mais ce n’était pas suffisant pour anéantir ce dragon qui squattait foie. Il continuait de cracher ses flammes qui déclenchaient des spasmes douloureux.
En general, j’endure assez bien la douleur. Mais cette fois-ci, je dois avouer que je n’en menais pas large. Me voyant ainsi, et constant le peu d’effet de la serviette chaude, ma compagne me demanda si je voulais aller à l’hôpital.
Cette question opéra sur moi comme une formule magique, un mantra salvateur. La dernière fois que je suis allé à l’hopital pour une douleur abdominale, j’y suis resté 6 ou 7 semaines. J’avais 14 ans. Les analyses n’ayant rien révélé, on a préféré m’ouvrir « pour voir ce que j’avais dans le ventre ». Malgré la douceur du médecin anesthésiste et la compassion de mon infirmière, toute cette expérience se résume en un seul mot : “beurk !” (traduction : « plus jamais ! »).
Ainsi, plutôt que d’envisager une évacuation d’urgence, j’ai demandé à ma compagne de m’appliquer une technique qu’on enseigne dans les cours de Seitiai, et que j’appelle la « patte de l’ours ». Pour ceux qui connaissent, c’est une version un peu élaborée d’une autre technique qu’on appelle « la vague ». M. Imoto nous avait montré cette technique lors d’un stage à Paris il y a quelques années. Cette technique consiste à ramener la vitalité des organes du ventre autour du nombrile. Pour l’avoir exécuté à plusieurs reprises sur des personnes dans le besoin, je sais combien cette technique est efficace. En revanche elle est assez difficile à appliquer sur soi-même. Ce n’est pas impossible, mais quand c’est possible, mieux vaut demander qu’on vous le fasse.
Rapidement, Marie-Jeanne pris place près de moi, ajusta sa posture, et commença à me saisir le ventre à pleines mains. Au debut, c’était vraiment douloureux. Le dragon dans mon foie n’aimait manifestement pas se faire redresser le poil de la sorte. Puis, peu a peu, les spasmes se relâchèrent et s’espacèrent. Je retrouvais la capacité de respirer calmement et plus profondément.
Je n’ai pas regardé l’heure, mais je crois bien que toute l’opération a duré moins de 10 minutes. Mon ventre et mon corps pouvaient enfin s’apaiser. Il ne restait plus qu’une tension un peu douloureuse dans la region du foie, dans la zone qu’on appelle « Rishô Katten » et qui concerne les intoxications. Marie-Jeanne posa la main à cet endroit précis, et je sentis enfin une vraie libération dans tout mon corps. Le dragon était enfin parti. Je retournai me coucher et dormi comme un bébé.
Je mentirais si je vous disais que le lendemain, tout était fini. J’ai encore eu quelques spasmes dans la journée. Mais rien à voir avec la veille. Je me sentais beaucoup mieux. Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre.
Je sais qu’il existe mille et un remèdes valables contre les crises de foie et intoxications alimentaires. Si vous en connaissez, tant mieux. Inutile d’endurer toute une nuit de douleur. Cependant, je tire une grande satisfaction à pouvoir me tirer d’affaires rapidement en me servant exclusivement de la force du corps, sans remède ni médicament. M. Imoto a toujours mis un point d’honneur à m’enseigner cela. « Le corps est conçu pour guérir. Sers-toi de ta propre force » disait-il. Dans un monde où le moindre petit pied de travers peut devenir source d’angoisse pour toute une population, se servir de sa propre force peut paraître invraisemblable. Pourtant, c’est tout à fait possible. Cela commence par apprendre à retrouver les gestes justes qui permettent de toucher la vie d’une façon qui fait du bien au corps.
Je salue ici Maitre Imoto de m’avoir initié à cette possibilite en m’ouvrant les portes de son art.
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Tags: crise de foie, indigestion, massage abdominal, massage du ventre, Seitai, therapie manuelle
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